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    « janvier 2007 | Accueil | mars 2007 »

    PROJETS D'ASSASSINAT CONTRE DAVID SAREL

    David Sarel est le personnage récurrent des romans publiés par Thierry Le Bras aux Éditions Astoure (*). Cette série comprend pour l’instant trois titres :

    - Circuit mortel à Lohéac ;

    - Faits d’enfer à Carnac ;

    - Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

    D’autres suivront dès 2007.

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                - Vous avez de la chance de ne pas avoir été assassiné, confie Luc Jaffré à David Sarel sur le ton de la confidence.

                Luc Jaffré est commissaire de police (1, 2 et 3). Il apparaît dans les trois premières aventures de David. Mais si Luc a tenu à s’entretenir discrètement avec David ce mardi 27 février 2007 à l’occasion d’un déjeuner au domicile d’Éric Trélor, le parrain et associé de notre héros, c’est parce qu’il a recueilli une information terrifiante auprès d’un de ses indicateurs.

                - Je sais, répond David. J’ai échappé à la mort plusieurs fois, et pas seulement lors d’accidents en course automobile.

                - Et vous êtes encore menacé, enchaîne Luc. Soyez très prudent, faites très attention. Selon mon informateur, monsieur Gianetti, monsieur Pierre Hasselinec, le successeur de votre père dans ses affaires immobilières, et votre belle mère, Soizick Pierret-Sarel, songent à un attentat contre vous.

                - Je sais qu’ils ont tous des mobiles, soupire David. Gianetti veut se venger d’affaires (2 et 3) où j’ai déjoué ses plans. Hasselinec a magouillé des opérations louches avec mon père et il redoute les conséquences des investigations que j’ai confiées à la famille Delagano et à Benjamin (3). Quant à la morue, ma sinistre belle-mère, elle sait que je vais lui faire cracher tout le pognon détourné de l’héritage au mépris de ma part réservataire. Donc, ils ont tous intérêt à me faire buter.

                - Selon mon informateur, ils hésitent à passer à l’acte parce qu’ils ont peur de quelque chose.

                - Je m’en doute, commente David. Malgré son QI d’huître, la morue se doute sûrement que j’ai pris des précautions maintenant et qu’il ne suffit pas de me tuer pour enterrer les preuves de ses malversations. Enfin, j’espère, parce qu’elle a tout de même déjà tenté de me faire supprimer (3).

                - Si cette bande de malfrats osait passer à l’acte, ils le paieraient à un prix qu’ils n’imaginent même  pas, intervient Éric.

                - Je m’en doute, mais je préfère ne pas entendre ça, répond Luc.

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    (*) diffusées par Breizh

    (1) cf. Circuit mortel à Lohéac

    (2) cf. Faits d’enfer à Carnac

    (3) cf. Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans

    DAVID SAREL : SA VIE, SON OEUVRE !

    Pour tout savoir, ou presque, 

    sur David Sarel

    « Les personnages de fiction vivent, non seulement dans l’esprit de leur créateur, mais aussi dans un monde parallèle où ils entraînent les lecteurs », écrivit Serge Dalens.

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    L’avocat pilote David Sarel vit donc dans mon univers, dans celui des Éditions Astoure qui publient ses aventures, et j’espère maintenant dans le vôtre.

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    Retrouvez les aventures les plus palpitantes de David Sarel dans les romans de Thierry Le Bras publiés aux Éditions Astoure (1) , notamment Circuit mortel à Lohéac , Faits d’enfer à Carnac et Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans. D’autres titres suivront dès 2007.

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    En attendant, pour mieux connaître David Sarel, notre héros, quelques indications sur le parcours du héros de fiction créé par Thierry Le Bras

    Nom : SAREL

    Prénom : David

    Nationalité : française

    Date et lieu de naissance : le 5 octobre 1972 à Rennes

    Habite à Ploemeur (près de Lorient, dans le Morbihan)

    Situation de famille : marié à Arielle de Taleyrac (depuis mai 2002) ;Arielle est médecin anesthésiste réanimateur à la Clinique Sainte-Margot à Larmor Plage dans le Morbihan.

    Hobbies : la course automobile, la lecture, le cinéma, la photo, le sport

    Taille : 180 cm

    Poids : 79 kg

    Profession :            avocat (associé à son parrain, Éric Trélor et à Stéphane Larivière. Le bureau principal d’Éric, David et Stéphane est à Larmor Plage, tout près de Lorient. Mais ils disposent aussi d’un bureau secondaire à Paris (75008), rue Washington. David et Éric sont notamment les avocats des Automobiles Vivia et du Team Vivia

    Principaux  traits caractéristiques :

    * pilote automobile ;

    * a l’habitude, du fait de son métier d’avocat, des dossiers comportant des enjeux considérables dont il s’occupe, et de son tempérament très fort, de se trouver mêlé à des affaires judiciaires et à des faits divers très chauds qui mettent sa vie en péril ;

    * doit se méfier en permanence de la morue, sa pire ennemie. La morue, c’est Soizick Pierret, la seconde épouse de son père, une femme démoniaque au passé sulfureux qui entretient des relations très proches avec un gangster, un tueur très dangereux. La morue rêve jour et nuit de faire faire la peau à David pour éliminer tout risque qu’il vienne ruiner ses plans de captation de l’héritage de son père qu’elle a achevé sur son lit d’hôpital. Après une longue période où David se contenta de parer les coups de la morue, il a fait le serment de se venger d’elle en la ruinant et en la renvoyant dans le caniveau. Une lutte à mort s’est engagée entre les deux ennemis, ce qui promet des affrontements terribles dans les prochaines Aventures de David Sarel.

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    CV :    

    1990 : Bac sciences-économiques (à 18 ans)

                1992 : DEUG droit privé

                1993 : licence droit des affaires

                1994 : maîtrise droit des affaires

                1995 : DEA droit des affaires et CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat)

                1995 à 1998 : avocat stagiaire au cabinet d’Éric Trélor

                1998 : inscription au Tableau des avocats et association avec Éric Trélor et Stéphane Larivière (à 26 ans)

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    Carrière sportive (dates marquantes – extraits du palmarès)

                1982 à 1992 : karting (nombreux podiums et quelques victoires)

                1988 : débute (à 16 ans, comme navigateur d’Éric Trélor en Rallye ; il continuera à naviguer fréquemment son parrain jusqu’en 1992)

                1992 : école de pilotage du Circuit Bugatti au Mans (arrive en demi-finale)

                1993 : débuts comme pilote en compétition automobile sur une Vivia 2000 groupe  N (premières victoires en course de côtes)

                1994 et 1995 : courses de côtes et rallyes (avec Nick Vareski comme navigateur) sur Vivia 2000 groupe N (nombreuses victoires de classe et de groupe)

                1996 : courses de côte, rallyes et épreuves en circuit sur Vivia 2000 groupe A ((nombreuses victoires de classe et de groupe) + première participation aux 24 heures du Mans

                1997 à 2000 : courses de côte, rallyes et épreuves en circuit sur Vivia 2000 groupe A (nombreuses victoires de classe et de groupe) + participations aux 24 heures du Mans

                2001 : courses de côte, rallyes et épreuves en circuit sur Vivia F 2000 (nombreuses victoires de classe et de groupe) + participation  aux 24 heures du Mans (2ème en GT 1 avec Freddy Vivien et Éric Trélor)

                2002 : championnat de France GT sur Vivia (champion de France) + rallyes sur une Vivia 3000 S groupe A (5 victoires scratch) + participation  aux 24 heures du Mans (1er en GT 1 avec Freddy Vivien et Éric Trélor)

                2003 : championnat de France GT sur Vivia (champion de France) + rallyes sur une Vivia 3000 S groupe A (6 victoires scratch) + participation au 24 Heures du Mans (4ème en GT 1 avec Freddy Vivien et Éric Trélor)

                2004 : LMES + épreuves du championnat FIA GT sur Vivia GT 1 (4 victoires) + participation au 24 Heures du Mans (avec Freddy Vivien et Éric Trélor : abandon sur problème mécanique à la 18ème heure) + rallyes sur une Vivia 3000 S groupe A (5 victoires scratch)

                2005 : LMES + épreuves du championnat FIA GT sur Vivia GT 1 (5 victoires) + participation au 24 Heures du Mans (avec Freddy Vivien et Éric Trélor : 3èmes en GT 1) + rallyes sur une Vivia 3000 S groupe A (7 victoires scratch)

                2006 : 1er à Sebring au Mans et dans trois manches du championnat LMS, catégorie LMGT1 (avec Denis Grenier et Yvonnick Le Squernach) sur une Vivia GT + cinq victoires scratch en rallye (toujours avec Nick Vareski comme navigateur) sur Vivia 3000 S groupe A

                2007 : programme : 12 Heures de Sebring, 24 Heures du Mans (avec Denis Grenier et Yvonnick Le Squernach) et toutes les manches du championnat LMS sur une Vivia LMGT 1 + quelques rallyes de l’Ouest (toujours avec Nick Vareski comme navigateur) sur Vivia 3000 S groupe A,

    (1) diffusées par Breizh

    SUPERSTITIONS DANS LE MONDE DE LA VOILE

    Après avoir interviewé son ami David Sarel sur les superstitions dans le monde de la course automobile (http://www.fanaticf1.com/formule1/article4221.html , le journaliste Sébastien Ménier s’intéresse aux grigris et mistigris dans l’univers maritime. Ses invités, les skippers André Lebreton et Florian Manach ainsi que Stéphane Larivière, membre du cabinet d’avocats « Éric Trélor, David Sarel, Stéphane Larivière et associés ».

    André et Florian font des apparitions dans les Aventures de David Sarel. Quant à Stéphane, l’associé de David et d’Éric, ce n’est pas en sa qualité d’avocat qu’il participe à ce plateau mais en tant que skipper amateur qui a couru de nombreuses épreuves dont la Solitaire du Figaro.

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    Sébastien Ménier : André, quel fut ton premier contact avec les superstitions maritimes ?

    André Lebreton :  La lecture des aventures de Robin Lee Graham qui partit pour un tour du monde en solitaire à l’âge de seize ans. Mais avant d’embarquer sur son voilier, Robin Lee connut une drôle de mésaventure. A l’âge de treize ans, il acquit avec deux camarades un vieux bateau de sauvetage qu’ils transformèrent en voilier en vue d’une croisière au départ d’Hawaï et à destination d’une petite baie féerique des mers du sud. Se prenant sans doute pour les nouveaux Tom Sawyer et Huckelberry Finn, les gamins postèrent des lettres à leurs parents afin de les informer de leur départ, prévu un vendredi. Le jour J, la météo annonçait du mauvais temps. Mais entre la fureur des éléments et celle de leurs parents, les jeunes aventuriers choisirent la mer et décidèrent d’appareiller. Ils se retrouvèrent très vite pris dans une terrible tempête, secoués par des vagues atteignant neuf mètres et des rafales de quarante nœuds. Robin Lee, qui était déjà un barreur adroit et jouissait d’un sang froid surprenant compte tenu de son âge, parvint à maintenir le vieux bateau à flot malgré les avaries. Il devint une vedette de l’actualité et comprit le sens de la superstition qui promet de graves ennuis aux marins imprudents qui quittent le port un vendredi.

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    SM :et toi Florian, quelle est la croyance qui t’a le plus marqué ?

    Florian Manach : Incontestablement la bouteille de Champagne qui ne se brise pas à la première tentative lors du baptême du bateau. Les passagers du Titanic firent l’amère expérience du fondement de cette croyance lors dès le premier voyage du paquebot.

                J’ai moi-même subi cette mésaventure après le baptême de mon premier trimaran dans le port de Saint-Malo. La marraine n’a pas réussi à casser la bouteille du premier coup. Comme elle ne connaissait rien aux traditions maritimes, elle a rigolé. J’ai senti un malaise dans l’assistance parmi les connaisseurs. J’ai tenté d’oublier l’incident. Mais Neptune, Éole et leurs copains se sont chargés de me le remettre en mémoire. J’ai connu de nombreux ennuis avec ce bateau qui finit par chavirer en course, comme happé vers le fond  par une force mystérieuse avant de refaire surface à l’état d’épave.

                Une mésaventure comparable survint au Kriter IV avec lequel Olivier de Kersauson s’attaqua au record de traversée de l’Atlantique en 1979. Le bateau coula au milieu de l’océan. A dire vrai, ODK s’attendait à de graves problèmes avec ce bateau parce que la bouteille Champagne ne s’était pas cassée à la première tentative le jour du baptême.

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    SM : Stéphane, ces croyances t’impressionnent-elles ?

    Stéphane Larivière : Certaines me laissent totalement indifférent. Je n’ai jamais cru par exemple à la malédiction des femmes à bord. j’ai beaucoup régaté et navigué avec ma femme. Elle me porterait plutôt bonheur en mer Enfin, je touche du bois, que nous n’ayons pas de pépin lors de notre prochaine navigation !

                Je ne crois pas davantage à la superstition selon laquelle un coureur au large qui gagnerait le prologue ne pourrait pas gagner la course à laquelle il participe. Si je me trouve en tête d’un prologue, je peux te dire que je ne vais pas attendre les autres pour préserver mes chances au classement final.

                Je ne crois pas non plus que changer le nom d’un bateau porte malheur. Je me rappelle qu’au baptême de son monocoque à Saint-Malo avant la Route du Rhum 1998, Jean-Luc Van Den Heed avait mentionné que son bateau avait changé de nom sept fois. Ça l’a pas empêché de réaliser une course superbe, pas plus que ça n’avait empêché Catherine Chabaud de boucler son premier tour du monde au Vendée Globe1996 – 1997 avec ce bateau qui changeait alors de nom pour la sixième fois.

                Par contre, je redoute le lapin comme la peste. D’ailleurs dès qu’on approche du quai, je ne prononce plus le mot, je parle de cousin du lièvre ou de la bête à longues oreilles. Une fois, j’ai embarqué des invités qui ne connaissaient rien à la mer. J’ai talonné sur un haut-fond dans le golf du Morbihan. Des bruits de craquements sinistres nous firent craindre le pire. Ça fait drôle quand tu crois que tu vas couler. Nous avons vite compris la raison de notre mésaventure. Croyant nous faire plaisir, les invités avaient amené des vivres, dont une terrine de lapin. Dès que j’ai su ça, je leur ai ordonné de la jeter à l’eau immédiatement. Quand ils étaient petits, ma femme vérifiait les livres que les enfants et leurs copains amenaient à bord. Pas d’histoire de lapin. Bugs Bunny reste à quai, sa patte ne porterait pas bonheur à bord.

                Je me rappelle qu’au Vendée Globe 1996 – 1997, Éric Dumont connut un début de course troublé par une série d’ennuis. Il comprit pourquoi. Un préparateur avait mis par inadvertance un plat de lapin cuisiné dans ses vivres. Les choses s’arrangèrent une fois la fricassées de longues oreilles à la mer.

                Par ailleurs, je fais toujours placer un Louis d’or sous le mât. Le mât de Dove, le bateau avec lequel Robin Lee Graham qu’évoquait André tout à l’heure entreprit son périple, se brisa au large des Îles Cocos durant son tour du monde. Robin Lee attribua cette casse au fait qu’il avait omis de placer une pièce de monnaie sous le mât. Il payait le prix de son offense aux vieilles coutumes maritimes.

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    SM : Embarquez-vous des objets fétiches à bord ?

    AL : Oui, une petite coque en bois d’une dizaine de centimètres que mon grand-père avait taillée au couteau dans une branche. J’ai l’impression qu’il veille sur moi quand cette maquette est à bord et qu’il dit à tous ses copains là-haut, regardez mon petit-fils, je suis fier de lui. Parfois, la nuit quand je barre, je me surprends à parler avec lui. Il est arrivé qu’il me conseille de prendre un ris avant un grain ou qu’il m’envoie un signe lorsque j’hésite sur une option de route. Je lui fais davantage confiance qu’aux routeurs. Mais la plupart des gens croient que je disjoncte à cause de la solitude en mer quand je raconte ça.

    FM : Moi, quand j’ai fait naufrage avec mon premier trimaran à cause de la bouteille de Champagne qui ne s’était pas cassée à la première tentative, j’avais embarqué des trucs, notamment des cadeaux offerts par toi Sébastien et par tes amis, un récit du premier tour du monde en solitaire effectué par Joshua Slocum aussi. Après le naufrage, je me suis retrouvé avec le sac de cadeaux dans les bras. Donc, je l’emporte toujours avec moi depuis.

    SL : Moi, je me souviens avoir entendu Raphaël Dinelli dire que quand il fit naufrage au Vendée Globe 1996 – 1997, il avait embarqué des grigris offerts par tout le monde et que depuis, il n’y croyait plus du tout. Contrairement à Florian et André, je ne suis qu’un skipper amateur. La solitaire la plus dure que j’ai courue, c’est le Figaro. J’ai amené deux choses en fait. Des photos de ma femme et de mes enfants et la chaîne en or que ma mère m’a offerte quand j’étais adolescent. J’ai fait vérifier le fermoir avant le départ pour être sûr qu’elle ne tombe pas pendant la course.

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    SM : Existe-t-il des superstitions à connotation positive ?

    AL : Oui, bien sûr. Il existe au moins uns traditions sympathique, celle qui veut que le capitaine fasse une offrande à Neptune au franchissement de l’Équateur. Je ne manque pas cette occasion. J’ouvre une bouteille de Muscadet, j’en bois une gorgée et je jette la bouteille par dessus bord avant de demander à Neptune de trinquer avec son petit monde.

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    SM : Et les hallucinations ?

    AL : On raconte beaucoup d’histoires à ce sujet. Joshua Slocum rapporta par exemple qu’il fut victime d’une intoxication alimentaire au large des côtes d’Espagne après avoir mangé des prunes et du fromage blanc. Il sombra dans un sommeil profond. Une forte houle lui fit reprendre conscience. Il vit un colosse portant une casquette rouge à la barre de son voilier. Il pensa immédiatement que des pirates s’étaient emparés du bateau. L’homme le rassura, lui affirma qu’il ne lui voulait aucun mal, puis ironisa sur l’association au cours d’un même repas de fromage blanc et de prunes, ce qui, à son sens, constituait une idiotie. Joshua Slocum s’endormit à nouveau. Lorsqu’il se réveilla pour la seconde fois, le pirate providentiel avait disparu. Mais le bateau avait conservé son cap !

    FM : Hallucinations et phénomènes stupéfiants sont source de nombreuses histoires de marins. Il m’est arrivé de me croiser d’autres bateaux et de me demander s’ils étaient réels ou si je rêvais. Une chose est sûre, quand un tel phénomène se produit, le skipper a besoin de repos.

                Mais il se passe des choses incroyables en mer. En janvier 2003, Olivier de Kersauson s’attaque au record du tour du monde en équipage. La nuit du 14 janvier, il navigue à la latitude de Gibraltar. Soudain, les tentacules d’un monstre marin agrippent le bateau. La bête finit par lâcher prise. Il s’agit d’une espèce de calamar géant de huit ou neuf mètres. Quelque chose que le terrien rationnel n’imaginerait même pas.

    SL : Au Figaro, une nuit où je luttais contre le sommeil, j’ai éprouvé la sensation de voir un OVNI quelques milles devant moi. C’était un triangle rouge qui faisait du sur place, puis accélérait à une vitesse ahurissante, puis s’immobilisait à nouveau. Il a fini par s’éloigner bien plus vite qu’un avion. Je me suis posé des questions, d’autant que le phénomène OVNI me fascine et que je suis très ouvert aux hypothèses de visites d’extra-terrestres.

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    Légendes et superstitions sont bien présentes dans l’univers de David Sarel. Pour les découvrir si ce n’est déjà fait, précipitez-vous chez votre libraire pour découvrir les trois premiers livres de la série :

    - Circuit mortel à Lohéac ;

    - Faits d’enfer à Carnac ;

    - Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

    D’autres suivront dès 2007.

    A lire aussi, outre les notes qui précèdent sur ce blog, une interview de David Sarel sur le thème des superstitions dans le monde de la course automobile :

    http://www.fanaticf1.com/formule1/article4221.html .

    DAVID SAREL, HOMME D'ARGENT

    L’avocat – pilote David Sarel, héros récurrent des romans policiers de Thierry Le Bras, intervient naturellement comme défenseur des intérêts d’autres pilotes lorsqu’il ne défend pas la cause du Team Vivia sur les pistes.

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    Car derrière la lutte sportive, l’attribution des baquets des pilotes ressemble fort à un jeu de chaises musicales dansé au son du dollar. A ce poker menteur, tous les coups sont permis, hélas. Gare à celui dont l’agent et les avocats ignorent les ficelles.

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    Pour découvrir comment David Sarel lutta pour sauver le jeune pilote de GP 2 Philippe Tranech, cliquez sur :

    http://www.fanaticf1.com/formule1/article4232.html

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    Et pour tout savoir sur les romans mettant en scène David Sarel, n’hésitez pas à surfer sur ce blog !

    Les Aventures de David Sarel sont publiées par les Éditions Astoure (diffusées par Breizh).

    MALEDICTION MECANIQUE

    Le journaliste Sébastien Ménier fait partie de l’univers de David Sarel, l’avocat pilote dont Thierry Le Bras rapporte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (diffusion Breizh).

    Après les superstitions des pilotes (cf note précédente sur ce blog), Seb s’est intéressé à une histoire absolument stupéfiante, celle de la voiture de James Dean.

    La semaine prochaine, il plongera les lecteurs de ce blog au cœur des superstitions maritimes en compagnie des skippers qui apparaissent dans l’univers de David Sarel et du Clan Vivia.

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                L’acteur américain James Dean adorait la course automobile, peut-être plus encore que le cinéma. Après quelques belles courses au volant d’une Porsche 356 Speedster, il se laisse tenter par un spyder 550, une véritable petite bombe.

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                Le 30 septembre 1955, James se rend à une course à Salinas. L’ère des plateaux et des camions d’existence n’arrivera que bien plus tard. L’acteur conduit lui-même son bolide jusqu’au circuit. Soudain, une voiture de tourisme lui coupe la route. Le choc est inévitable. La vie de James Dean s’arrête. Il n’est pas responsable de l’accident, pas plus que sa Porsche. C’est le conducteur d’en face qui a manqué d’attention et commis une maladresse incroyable.

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                Que vas devenir la Porsche de James Dean ? Un acheteur se présente. Il s’appelle George Barris. La voiture se détache du camion sur lequel elle est chargée et casse la jambe d’un mécanicien.

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                Des pilotes rachètent des pièces détachées. Un se tue en course. Un autre est victime lui-aussi d’un accident. Puis un troisième sort de la piste à la suite de l’éclatement simultané de deux pneus neufs provenant de la machine de l’acteur pilote. Incroyable !

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                La voiture est exposée sur un circuit californien pour une campagne sur la sécurité routière. Elle glisse de l’estrade et blesse un adolescent. Le local brûle et toutes les voitures qui y sont exposées sont détruites, sauf la Porsche. Le sort se déchaîne à nouveau au moment de son chargement sur un camion plateau. Un homme meurt au cours de la manœuvre.

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                Hasard, coïncidences, malédiction ? La série ne s’arrête pas. Les freins du camion qui transporte l’ex Porsche de James Dean lâchent. Le poids lourd défonce une devanture.

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                Que penser de cette série noire ?

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    La Porsche sera finalement brisée en onze morceaux lors d’une exposition. Puis elle disparaîtra mystérieusement durant un voyage en train vers Los Angeles. Fit-elle le bonheur d’un collectionneur prêt à tout pour se l’approprier ? Frappa-t-elle encore ? A ce jour, le mystère reste entier.

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                Un chat noir particulièrement nuisible s’était-il installé dans le cockpit de la Porsche de James Dean ? Selon certaines légendes, le Diable s’abrite dans l’enveloppe d’un chat noir lorsqu’il descend sur terre pour user de ses forces maléfiques.

                L’acteur pilote faillit bien lui échapper, pourtant. James avait commandé une Lotus MK IX à Colin Chapman, un bolide encore plus rapide que la Porsche, équipé d’un moteur Offenhauser d’Indycar. Hélas, la Lotus tarda à arriver. James Dean s’impatienta. Cinq Porsche 550 Spyder étant disponibles chez l’importateur américain de la marque de Stuttgart, il se laissa tenter. La Lotus finit bien par poser les roues sur le sol US, mais après le décès de celui qui l’avait commandée.

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    Sébastien Ménier

    DAVID SAREL CROIT AUX SUPERSTITIONS !

    Superstitieux le monde de la course automobile ? Sans aucun doute ! Pour tout savoir sur cette question passionnante, cliquez sur http://www.fanaticf1.com/formule1/article4221.html .

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    L’avocat pilote David Sarel y raconte les principales superstitions des pilotes lors d’une interview accordée à son ami Sébastien Ménier, le journaliste qui joue un rôle important dans ses dernières aventures.

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    Les légendes et les superstitions sont bien présentes dans les Aventures de David Sarel, les romans écrits par Thierry Le Bras et publiés aux Éditions Astoure (diffusées par Breizh).

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    Si vous ne les avez pas encore lus, précipitez-vous chez votre libraire et achetez les trois titres que comprend pour l’instant cette série qui s’enrichira de nouveaux livres dès 2007 :

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    - Circuit mortel à Lohéac ;

    - Faits d’enfer à Carnac ;

    - Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

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    Bientôt sur ce blog, les proches du fameux Clan Vivia évoqueront un autre univers sensible aux superstitions, celui des skippers !

    MONTE CARLO, RALLYE PRINCIER (3)

    Monte-Carlo – Sébastien Loeb – F1 - Souvenirs du Clan  Vivia …

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    L’avocat – pilote David Sarel est le personnage récurrent des romans publiés par Thierry Le Bras aux Éditions Astoure (diffusées par Breizh). Cette série comprend pour l’instant trois titres :

    - Circuit mortel à Lohéac ;

    - Faits d’enfer à Carnac ;

    - Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

    D’autres suivront dès 2007.

    David évoque ici le rallye de Monte Carlo avec deux autres personnages récurrents de ses aventures, son parrain Éric Trélor et l’ancien champion de F1 Freddy Vivien.

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    SUITE DES TEXTES MIS EN LIGNE LES 24 ET 26 JANVIER 2007

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                - Nous sommes arrivés en Savoie le lundi soir, se souvient Éric. Nous avons déposé nos bagages dans un hôtel d’Aix Les Bains et nous nous sommes rendus au parc où se regroupaient les voitures avant la première spéciale disputée de nuit sur les quatorze kilomètres du tronçon Veniper – Le Feclaz.. Il faisait un temps de chien.

                - De la pluie battante à basse altitude, enchaîne Freddy. Nous étions descendus en Suisse par les autoroutes allemandes avec ma Vivia GT. Comme c’était une deux places avec un petit coffre, nous n’avions emporté que deux pneus à clous et les chaînes en plus des bagages. Après notre virée à plus de 220 de moyenne sur les autoroutes allemandes où la vitesse était libre, nous avons monté les clous à l’avant, comme ça, le train avant engageait sur le verglas. Nous mettions les chaînes sur les roues arrière si nécessaire. Sous la pluie, les clous, à l’avant, ce n’était pas génial, mais nous savions que nous trouverions de la neige et du verglas dès que nous monterions dans la spéciale.

                - Nous avons eu le temps de dîner avec l’équipe et de nous entretenir avec Felipe et Marco avant qu’ils ne repartent, reprend Éric. Nous avons discuté aussi avec Luc et Benoît qui participaient sur une Vivia 2000 groupe N avec une aide de l’usine. Puis nous sommes repartis sur la spéciale avant la fermeture de la route. Un beau tracé. En bas, il pleuvait. Au fur et à mesure que nous montions, la pluie se transformait en neige. Nous avons repéré un coin sympa, un gauche avant un petit pont au bas d’une descente. Nous avons trouvé un petit chemin où garer la Vivia une centaine de mètres plus loin. C’est folklo le Monte Carlo. Les voitures des spectateurs s’entassent les unes derrière les autres dans les petits chemins. De toute façon, personne ne peut partir avant la fermeture de la spéciale.

                - Il faisait très froid en altitude, commente Freddy. La neige tombait et le vent commençait à souffler. Heureusement, nous étions bien emmitouflés dans nos anoraks, nos écharpes, nos bonnets de laine et nos gants de ski. Comme ça en plus, personne ne me reconnaissait et nous étions tranquilles. Nous avions prévu un sac à dos avec une bonne thermos de café, des sandwiches au jambon de montagne, du chocolat au lait et des bouteilles d’eau.

                - Nous nous sommes placés à l’entrée du gauche repéré cinq minutes plus tôt, raconte Éric. Le virage se situait à la fin d’une petite descente, ce qui annonçait des freinages délicats si la neige continuait à tomber. J’avais amené mon appareil photo et un bon flash. Où nous étions, je pouvais photographier les voitures de trois quarts arrière afin de ne pas gêner les pilotes. Nous n’étions pas les seuls sur le site. Des voisins avaient allumé un feu de camp et se réchauffaient autour en attendant le début de la spéciale. Comme nous tenions à rester aux premières loges pour voir les voitures sans être gênés et réaliser de bonnes photos, nous ne nous sommes pas joints à eux. Nous avons dégusté nos premiers sandwichs en attendant le passage des voitures. C’est fou comme c’est bon un sandwich en pleine montagne sous la neige quand le vent souffle et qu’il fait moins trois degrés.

                - Nous avions de la chance, le vent soufflait de dos, plaisante Freddy. Donc, il ne nous glaçait pas le visage, enfin ce qui n’était pas recouvert par l’écharpe et le bonnet !

                David n’avait que douze ans à cette époque. Pas question de manquer le collège pour aller au bord des routes du rallye. Mais il suivait tout de même la course.

                - Tous les ans, j’écoutais Radio Monte Carlo au lit, se rappelle-t-il. Les premiers jours, je coupais la radio assez tôt. Mais la dernière nuit, celle du Turini, j’écoutais jusqu’à l’arrivée. Je ne disais rien à mes parents bien sûr. Je branchais un écouteur, comme ça, personne n’entendait la radio dans la maison. Je m’endormais vers cinq heures, après le dernier secteur chronométré et je me levais à sept. A cet âge là, on se remet bien d’une nuit courte.

                - Je faisais pareil quand j’étais gamin et ado, admet Éric. Je me rappelle de quelques beaux duels. La victoire de l’Alpine d’Andruet en 1973, celle de la Lancia Fulvia de Munari l’année d’avant, les premières places des 911 avec Elford et Waldegard encore avant, la sortie de l’Alpine de Larousse sur de la neige placée sur la route par des spectateurs…

                - J’ai conservé un souvenir fabuleux de la victoire de Makkinen sur une BMC Cooper en 1965, se souvient Freddy. Sans doute parce que le grand-père d’Éric nous apprenait secrètement à conduire sur la Mini de sa compagne le jeudi après midi. J’avais treize ans, Éric onze, et nous conduisions la Mini sur les petites routes du côté d’Étel tous les jeudis après-midi.

                - Régine, la compagne de mon grand-père, n’a su que des années plus tard pourquoi Victor insistait tant pour lui prêter sa DS 21 et prendre la Mini le jeudi, se rappelle Éric avec un brin de nostalgie dans la voix.

                - Moi, c’est le Monte Carlo 1986 qui m’a laissé le plus grand souvenir quand j’étais ado, intervient David. J’adorais Henri Toivonen. Cette année-là, il a remporté le rallye avec une Lancia Delta S4, une voiture au look bizarre, très carrée, mais qui respirait la performance. Henri Toivonen attaquait dans un style impeccable, spectaculaire et efficace. Hélas, il s’est tué en course quelques mois plus tard, au Tour de Corse, lorsque sa Lancia a basculé dans un ravin alors qu’il dominait la course. Son équipier est mort lui-aussi dans l’accident.

                - Les Groupe B devenaient trop dangereuses, explique Freddy. Cet accident marqua leur fin. Déjà en 1984, elles étaient impressionnantes.

                - Dans la spéciale où nous étions en 1984, les trois Audi ouvraient la route, rapporte Éric. La neige tombait toujours, rendant la chaussée de plus en plus piégeuse. Avec leurs quatre roues motrices, les Quattro sont passées sans encombre. Elles glissaient peu, accéléraient en ligne en sortie de virage dans le grondement sourd de leur moteur turbo. Il faut dire qu’Audi les confiait à des pointures. Walter Röhrl d’abord, qui avait déjà remporté trois Monte-Carlo sur des voitures différentes, une Fiat 131 Abarth, une Opel Ascona 400 et une Lancia Rallye, Stig Blomqvist et Hannu Mikkola ensuite.

                - Les deux roues motrices étaient à la peine, complète Freddy. Elles chahutaient au freinage en bas de la descente. Puis une fois dans le gauche, elles partaient en travers dès que le pilote touchait l’accélérateur. Andruet et Bettega pilotaient des Lancia 037. Ils nous ont gratifiés de belles figures, mais on voyait bien qu’ils perdaient du temps par rapport aux Audi. Les Renault 5 Turbo n’étaient pas logées à meilleure enseigne. Pas plus que la Vivia de nos amis Felipe et Marco. Felipe a frôlé le tête à queue devant nous. Il est parti en vrac et s’est presque immobilisé en travers. Après, il a levé le pied et assuré. Il ne s’en tirait pas si mal en naviguant aux alentours de la vingtième place au scratch mais il a abandonné sur sortie de route dans la dernière nuit du rallye, toujours sur la neige. Il a loupé un freinage et l’auto s’est plantée dans un fossé. Impossible de la sortir.

                - Après les ténors, les sorties de route se sont succédées, poursuit Éric. Cette année-là, Pirelli organisait un challenge pour les concurrents qui feraient toute la course avec des pneus sans clous. De nombreux amateurs s’y étaient inscrits. Mais compte tenu des conditions météorologiques épouvantables, le challenge devint très délicat. Les voitures n’arrivaient pas à freiner avant le gauche où nous étions. Elles tiraient tout droit dans une entrée de champ. Une bande de jeunes spectateurs se dévouaient et les poussaient. Le tout se déroulait dans une ambiance de franche rigolade.

                - J’ai fait quelques belles photos, commente Éric. Seul regret, je n’ai pas eu le Coupé Vivia 2000 groupe N de nos copains Luc et Benoît. C’était une propulsion. Luc n’avait pas l’habitude des courses sur neige et verglas. Il s’est mis sur le toit dès les premiers virages enneigés. Son rallye s’arrêta dès l’ES 1, comme malheureusement celui de nombreux amateurs qui couraient sur des propulsions cette année-là.

                - 1984 marqua un triomphe Audi si je me souviens bien, se rappelle David.

                - Tout à fait, confirme Freddy, dans toutes les catégories. Audi remporta les trois premières places au scratch avec Rörhl, Blomqvist et Mikkola, le groupe N avec Bos, et les deux premières places du groupe A avec Darniche et Chasseuil. Il faut dire que toutes ces voitures étaient des quatre roues motrices et que dans les conditions météorologiques qui régnèrent durant tout le rallye, les deux roues motrices n’avaient aucune chance.

                - La fin de la nuit fut folklorique, conclut Éric. Après le passage de la dernière voiture, une petite Samba Rallye je crois, nous avons regagné le chemin où nous nous étions garés. Il faisait de plus en plus froid. L’eau minérale avait glacé dans le sac à dos. Une carapace de neige glacée épaisse de trois centimètres s’était formée sur nos anoraks. Les voitures étaient complètement recouvertes de neige. Nous avons joué de la pioche avec les autres spectateurs pendant une demi-heure pour dégager les voitures du chemin. Mais c’était sympa. Tout le monde riait. Les gens qui passent une nuit entière dans le froid pour voir passer le rallye aiment la course. Il règne donc une ambiance chaleureuse malgré la température extérieure. Là, les spectateurs ont reconnu Freddy et il a signé quelques autographes. Ils étaient ravis de voir un champion du monde de F1 venir tout simplement au bord de la route une nuit d’hiver.

                - C’est vrai, nous avons passé une nuit très sympa, reconnaît Freddy. Contrairement à d’autres pilotes de F1, j’ai toujours adoré les ambiances de fêtes de l’automobile des rallyes, des courses de côte et des Rallycross. Et je suis toujours content quand je vois des amateurs de compétition heureux d’approcher un pilote qu’ils ne croyaient pas rencontrer un jour. Sébastien Loeb réagit comme ça lui-aussi. Après trois titres de Champion du monde des rallyes, il reste abordable et super sympa avec ses fans.

    DAVID SAREL : DU KART A LA MORUE, AU PALAIS ET AU MANS

    L’avocat – pilote David Sarel est le personnage récurrent des romans publiés par Thierry Le Bras aux Éditions Astoure (*). Cette série comprend pour l’instant trois titres :

    - Circuit mortel à Lohéac ;

    - Faits d’enfer à Carnac ;

    - Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

    D’autres suivront dès 2007.

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    Ces derniers jours, nous avons surtout évoqué les rapports de David à la F1. Pour les lecteurs qui ne le connaissent pas parfaitement, il est temps de mettre en scène tous les aspects de sa personnalité.

    Le prochain texte mis en ligne avant la fin de la semaine racontera le troisième volet de Rallye princier à Monte – Carlo.

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                Depuis l’adolescence, David mène sa vie au rythme d’une course.

                C’est un véritable battant qui brilla en karting bien avant d’obtenir son permis de conduire (1).

                Au volant d’une GT à Magny Cours ou sur la piste des fabuleuses 24 Heures du Mans, David ne manque pas d’audace (2 et 3).

                Son caractère fort s’affirme aussi face à un juge d’instruction comme lorsqu’il plaide devant une cour d’assises (2 et 3).

                David ne laisse pas indifférent. On l’aime ou on le déteste. Il le sait, il l’accepte. Ses proches savent qu’il donnerait sa vie pour eux. Ses ennemis le redoutent. Ils le dénigrent et le prétendent sans scrupules.

                Mais a-t-il le choix ? Depuis son adolescence, Soizick Pierret, une infâme marâtre qui ne pense qu’à capter la fortune de son père souhaite sa mort et complote contre lui avec l’aide d’un individu peu recommandable. Son propre père, sous l’addiction totale de cette horrible femme, s’acharna à lui nuire et s’affirma comme un de ses pires ennemis.

                Heureusement, David bénéficia dès son enfance de l’aide inconditionnelle de son parrain, Éric Trélor, lui aussi avocat et pilote. Éric ne craint pas les affrontements ni les conflits.

                - La plupart du temps, une bonne guerre vaut mieux qu’un mauvais arrangement, affirme-t-il. Que se passe-t-il après de lâches concessions à un ennemi monstrueux ? Il se prépare à mieux vous assassiner. Regardez comme Hitler a floué l’Europe avant de la mettre à feu et à sang.

                David a retenu les leçons de son parrain, tout comme celles de son arrière grand-père Victor qui inculqua à Éric un principe à transmettre à tous les descendants mâles de la famille.

                - Si quelqu’un te met une claque, fous lui tout de suite un coup de poing dans la tronche, histoire qu’il n’ose jamais recommencer.

    - Tu n’es pas un régiment de chars blindés déclara un jour à David un collaborateur du Team Vivia. Tu es une bombe à neutrons. D’après ce que j’ai pu apprendre sur ton père et sur toi, tu es encore pire que lui.

                - Faux, répondit David à cet homme dont il se méfiait à cause de la mauvaise influence de sa femme, une enfant gâtée au QI à l’état de projet qui empêchait son compagnon de s’investir dans son travail. A la différence de mon père, je suis loyal avec mes proches. Mais tu as raison sur un point. Je ne recule devant rien pour abattre ceux qui se mettent en travers de ma route.

                Le collaborateur insuffisamment impliqué choisit prudemment de quitter le team.

                Face aux attaques sournoises de sa belle-mère, David se défendit. D’abord, il la surnomma la morue, un doux nom qui lui va comme un gant et constitue encore aujourd’hui le vocable sous lequel elle est le plus souvent désignée.

                A quinze ans, il diffusa dans l’environnement de la mégère un petit pamphlet inspiré de Voltaire :

    L’autre jour le long d’un muret,

    Un serpent piqua Soizick Pierret.

    Savez-vous ce qui arriva ?

    Ce fut le serpent qui creva.

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                Le pamphlet fit beaucoup rire dans le quartier de la morue comme dans les entreprises de Grégoire, le père de David.

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    - J’appelle ce texte MORUE SAUCE PIQUANTE, plaisantait volontiers David.

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                Maintenant, la violence de la lutte à mort que se livrent David et la morue dépasse bien sûr ces premières banderilles. Si la morue projette toujours d’assassiner David, lui s’est juré de la mettre sur la paille et de la voir rouler dans le caniveau.

                Pour tout savoir sur ces règlements de comptes, lisez les aventures de David Sarel.

                Vous vous y promènerez aussi dans l’atmosphère angoissante d’enquêtes criminelles, de procès d’assises et de sombres opérations financières et industrielles, car la morue n’est pas la seule erreur de la nature qu’affronte David.

    Sans oublier bien sûr la fièvre des circuits automobiles et les enjeux colossaux de la compétition !

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    (*) diffusées par Breizh Diffusion

    (1) cf. Circuit mortel à Lohéac

    (3) cf. Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans

    (2) cf. Faits d’enfer à Carnac

    DAVID SAREL JOUE L'INTOX EN F1 !

    Une histoire de l’avocat pilote David Sarel, héros récurrent des romans de Thierry Le Bras, à découvrir sur :

    http://www.fanaticf1.com/formule1/article4198.html

    DE LA PISTE A L'ECRAN

    La vie de Bruce McLaren, pilote et constructeur automobile, sera bientôt portée à l’écran. Pour tout savoir sur ce projet :

    http://www.fanaticf1.com/formule1/article4184.html

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    David Sarel, l’avocat - pilote de fiction à qui ce blog est consacré verra-t-il un jour ses aventures portées à l’écran ? A dire vrai, l’idée a été évoquée par un des personnages réels qui apparaissent dans Circuit mortel à Lohéac et Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans aux côtés des héros de fiction. Si le projet se réalise, cet ami du Clan Vivia entend jouer son propre rôle à l’écran.

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    « Je ne demande pas mieux que de voir mes romans adaptés en films ou téléfilms, se réjouit Thierry Le Bras, l’auteur des Aventures de David Sarel. Je sais cependant que réaliser un film coûte cher, très cher et que c’est un travail de longue haleine. Mais après tout, pourquoi pas ? L’idée émise par un des copains qui tient un rôle dans deux de mes scenarii concerne Circuit mortel à Lohéac. C’est plus facile d’imaginer un tournage sur un circuit de Rallycross qu’aux 24 Heures du Mans quand on ne s’appelle pas Luc Besson. Pour l’heure, rien n’est décidé mais des contacts seront pris au premier semestre 2007. »

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    Alors, si vous êtes producteur, n’hésitez pas à vous manifester, vous serez le bienvenu !

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