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HYPOCHRISIE DANS LE MONDE DU CYCLISME

LE BILLET D’HUMEUR DE SÉBASTIEN MÉNIER

            Bien sûr, les valeurs du sport supposent une compétition équitable, ce qui conduit à prohiber tout dopage et toute triche. Il n’en demeure pas moins vrai que le monde du cyclisme constitue une exception déplorable dans la mesure où tous les concurrents ne sont pas traités avec la même sévérité. Loin s’en faut.

            Si on en croit les journalistes de L’Équipe Magazine et de L’Équipe, Lance Armstrong s’est bien dopé. Les doutes sur sa probité ne sont pas nouveaux. Il avait d’ailleurs été contrôlé positif aux corticoïdes lors du Tour de France 1999. La production a posteriori d’un certificat médical fort opportun l’avait sauvé alors que la stricte application du règlement aurait dû donner lieu à sanction.

            Depuis, nombre de nouveaux éléments se sont accumulés pour « charger » le sulfureux coureur injecté d’Outre-Atlantique dans le paysage du Tour. A commencer par l’ouvrage publié en juin 2004 par les journalistes David Walsh et Pierre Balleste. Sous le titre « Les secrets de Lance Armstrong », les deux auteurs dévoilent au grand jour le système Armstrong. Le procureur d’Annecy ouvrit une enquête judiciaire. Une nouvelle fois, Armstrong sauva sa peau en invoquant la prescription des faits.

            Nouveau coup dur pour l’Américain le 18 juillet 2005. Son assistant révèle la découverte d’une boite de stéroïdes dans la salle de bains de Lance Armstrong. Le collaborateur du cycliste avoue aussi sa conviction que l’homme a utilisé des produits interdits sur le Tour de France.

            Malgré cette accumulation d’indices concordants qui tendent à démontrer qu’il est un tricheur avéré, Lance Armstrong fut toujours le bienvenu sur le Tour de France. Pire, le tricheur – un mot que nous pouvons utiliser sans risque de contradiction au titre des faits survenus en 1999 – détient le record absolu du nombre de victoires devant d’authentiques champions tels que Anquetil, Indurain, Merckx !

            Aujourd’hui, une nouvelle affaire écarte Jan Ullrich, Ivan Basso et Francesco Mancebo de la Grande Boucle. Pourtant, aucune décision de justice ne les a condamnés. Ils sont présumés innocents ! Ces hommes se sont probablement sentis régulièrement volés par Armstrong. Ont-ils commis des erreurs ? Seule une procédure judiciaire en bonne et due forme au cours de laquelle leurs avocats pourront s’exprimer permettra d’établir une responsabilité qui, aujourd’hui, reste éventuelle.

            Quelle honteuse différence de traitement entre eux et Armstrong ! Je crois que je zapperai cette année toutes les informations relatives au Tour de France. A moins bien sûr que l’organisation de ce magnifique événement et l’Union Cycliste Internationale ne mettent en œuvre des procédures judiciaires visant à annuler les victoires d’Armstrong et à réclamer la restitution de tous ses gains en course. Dura lex, sed lex, affirme l’adage romain. Certes, mais à condition qu’elle soit la même pour tous !

                                                                                                                        Sébastien Ménier

Sébastien Ménier est un journaliste de fiction qui joue un rôle important dans les Aventures de David Sarel, la série de romans policiers que j’écris. Mais si ce coup de gueule est signé du nom d’un de mes personnages récurrents, c’est parce que ce blog a été créé pour traiter de la série. J’assume pleinement les propos que je prête à Sébastien.

MEMOIRES DE VIVIA (5)

Objets inanimés, avez-vous donc une âme, écrivit Lamartine ?

Oui, répond cette Vivia 1.600 S née en mille neuf cent soixante-dix huit  qui rapporte ici ses souvenirs, ses grandes joies, ses triomphes, ses peines, ses angoisses et sa retraite dorée.

(suite du texte mis en ligne le 28 juin 2006)

Chapitre 5 :

            Yannick était coiffeur dans une petite commune du Morbihan. La passion de la course automobile le dévorait depuis longtemps. A l’âge de vingt-cinq ans, il venait de parvenir au stade de la demi-finale d’une école de pilotage.

Il m’acheta en l’état, puis me confia à un ami carrossier qui me désossa et enleva le blackson posé par mon constructeur afin de m’alléger. J’appris que j’étais destinée à la compétition et que j’allais être préparée à cet effet. Mon châssis fut redressé ; je reçus des renforts de caisse, ainsi qu’un arceau cage destiné à assurer la sécurité de mon pilote en cas d’accident et à me rigidifier. Je fus transportée sur plateau chez un garagiste spécialisé dans la préparation des véhicules de compétition.

            Là, mon moteur fut démonté entièrement, mon vilebrequin rééquilibré, mes arbres à cames remplacés, ma culasse rectifiée, mon allumage et mon injection réglés avec soin. De nouveaux ensembles ressorts-amortisseurs, une boîte de vitesses dite « montagne », c’est à dire à rapports rapprochés, et un échappement libre complétèrent ma préparation. Yannick vint m’essayer. Il ne voulait désormais m’utiliser qu’en compétition et m’y déplacerait sur une remorque, derrière sa Renault 20.

            Je n’oublierai jamais notre première épreuve. C’était une course de côte en Normandie, sur une route très rapide. Avant le départ, Yannick semblait au bord de l’évanouissement et moi, je tremblais de toutes mes soupapes. Mon nouveau propriétaire débutait. Il ne possédait pas l’expérience, les méthodes de reconnaissance ni l’assurance d’Éric.

Nous étions paralysés par le trac. Je connus souvent cette sensation au cours de nos années de compétition. Quelques minutes avant la course, l’angoisse nous envahissait. Ce n’était pas la peur de l’accident, la crainte des dommages matériels ou corporels, mais l’inquiétude de mal faire, de ne pas être à la hauteur de ce que les spectateurs, les amis venus nous voir courir, le speaker et les journalistes attendaient de nous. Ce malaise disparaissait toujours comme par enchantement dès que le départ était donné pour laisser place à la concentration absolue et à l’exaltation de la course. Ce jour là, nous avons gagné notre catégorie après une lutte acharnée. Pendant deux ans, presque chaque week-end de la saison de compétition qui durait à peu près de mars à septembre, nous avons disputé des courses de côtes, des rallyes et même quelques épreuves en circuit. Yannick devint de plus en plus rapide et de plus en plus acharné au volant. Sa fougue et son adresse alliées à ma puissance nous permirent de remporter très souvent notre catégorie. Je vis souvent Éric; Il pilotait alors une Vivia groupe 4. Nous ne courions donc pas dans la même catégorie. Mais il venait souvent bavarder avec mon nouveau pilote et ne se montrait pas avare de conseils à notre égard.

Yannick s’affirmait comme un pilote de talent. La presse spécialisée lui avait consacré plusieurs articles. Les couleurs d’annonceurs publicitaires étaient venues orner ma carrosserie. Ma photo avait été publiée dans diverses revues. Hélas, malgré les révisions régulières, je commençais à vieillir. Une nouvelle réglementation allait entrer en vigueur. Elle m’interdirait de briguer de nouvelles victoires. D’autres modèles Vivia, jeunes et puissants, devenaient plus performants. Yannick songeait à me vendre et à acquérir une de ces voitures. L’heure de ma retraite sportive avait sonné.

(à suivre le 3 juillet 2006)

Si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

DEDICACES A VANNES

Thierry Le Bras dédicacera ses romans samedi prochain, 1er juillet 2006 :

au Centre commercial Carrefour de Vannes

- le matin de 10 heures 30 à 12 heures ;

- l’après-midi de 15 heures à 18 heures.

Les romans policiers de Thierry Le Bras sont publiés aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ). Ils racontent Les aventures de David Sarel, avocat durant la semaine et pilote automobile le week-end. Cette série comprend pour l’instant deux livres : Circuit mortel à Lohéac et Faits d’enfer à Carnac.

MEMOIRES DE VIVIA (4)

Objets inanimés, avez-vous donc une âme, écrivit Lamartine ?

Oui, répond cette Vivia 1.600 S née en mille neuf cent soixante-dix huit  qui rapporte ici ses souvenirs, ses grandes joies, ses triomphes, ses peines, ses angoisses et sa retraite dorée.

(Suite du texte paru le 26 juin 2006)

Chapitre 4 :

            Je me trouvais donc chez le concessionnaire qui avait livrée l’Alfetta qui me remplaçait dans la vie de Jean-Yves. Après une révision et un sérieux nettoyage, je fus placée dans la vitrine d’exposition. Encore imprégnée de la nostalgie des mois vécus avec Jean-Yves et Jacqueline, j’attendais mon nouveau propriétaire avec angoisse.

            L’expectative ne dura que quelques jours. Louis, commerçant bien établi, déjà propriétaire d’une grosse et prestigieuse berline allemande, m’acheta afin de m’offrir à son épouse comme cadeau d’anniversaire.

            Ma nouvelle maîtresse se prénommait Bernadette ; elle préférait se faire appeler Betty. Elle maîtrisait parfaitement l’art du choix du maquillage et de ses toilettes mais, malheureusement, beaucoup plus difficilement la conduite.

            Notre cohabitation ne fut pas heureuse. Certes, Betty se réjouit de l’envie - pour ne pas dire la jalousie - que mon aspect provoquait chez ses amies et ses relations, mais ensuite, elle me trouva quantité de défauts : mon coffre minuscule, ma suspension trop raide, mes deux portes peu pratiques, ma direction trop lourde, mon échappement trop bruyant. Je me sentais frustrée et totalement incomprise.

            Elle m’énervait profondément. Elle ne m’utilisait que pour des parcours urbains, préférant la confortable berline de son mari lors de ses rares randonnées routières. Elle conduisait lentement, assez distraitement, ce qui m’effrayait, toujours en léger sous-régime - véritable insulte pour mes soupapes, et semblait ignorer le sens du verbe rétrograder. En outre, il me fallait supporter son gamin, véritable petit monstre hurlant sans cesse, posant ses pieds crottés sur mes sièges, jetant ses papiers de bonbons sur ma moquette ou les cachant dans la boite à gants. Enfin Oscar, pékinois encore plus affreux et abominable que la progéniture de sa maîtresse, rayait mon cuir avec ses griffes et s’acharnait à mordre mon levier de vitesses dès que ma propriétaire avait le dos tourné.

            Notre association prit fin un jour d’hiver, début 1980. Le thermomètre indiquait cinq degrés au-dessous de zéro ; quelques plaques de verglas apparaissaient sur la route. Ce matin là, Betty ne porta pas attention à la température ni à l’humidité. Elle aborda comme à l’habitude la grande courbe à droite de la petite route qui reliait le quartier résidentiel où nous demeurions à l’entrée de la ville. Arrivée trop vite sur la glace, je ne pus rien faire.

            Mes pneus se dérobèrent sous moi. Effrayée, Betty bloqua les freins. Le choc était inévitable. Je résistai bien ; elle s’en sortit indemne. Ma carrosserie, mon train avant, et même mon châssis avaient souffert. Un passage au marbre - véritable opération chirurgicale - et de sérieuse réparations s’imposaient.

            Ingrate, Betty ne voulut plus entendre parler de moi. Elle rejeta la responsabilité de l’accident sur mes qualités routières prétendues insuffisantes et obtint, au nom de la sécurité, que son mari me remplace par une berline allemande de la même marque que la sienne.

            Cette décision me soulagea. Cette femme m’était vraiment devenue insupportable. Un nouvelle phase de ma vie allait commencer, beaucoup plus passionnante.

(à suivre le 30 juin 2006)

Si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

MEMOIRES DE VIVIA (3)

Objets inanimés, avez-vous donc une âme, écrivit Lamartine ?

Oui, répond cette Vivia 1.600 S née en mille neuf cent soixante-dix huit qui rapporte ici ses souvenirs, ses grandes joies, ses triomphes, ses peines, ses angoisses et sa retraite dorée.

Suite du texte mis en ligne le 24 juin 2006

Chapitre 3 :

            Cette vie dura une saison. A l’automne, j’avais déjà parcouru 40.000 kilomètres. Une petite sœur sortant de l’assemblage prit le relais.

            Mon premier propriétaire privé vint me chercher à l’usine de Kervignac. Il s’appelait Jean-Yves et exerçait la profession de médecin généraliste. Son allure décontractée, son visage franc et ouvert me séduisirent tout de suite. Je sentis dès le premier coup de démarreur que nous nous entendrions bien. Les premiers kilomètres parcourus ensemble me confortèrent dans cette opinion. Il conduisait rapidement, aimait les accélérations franches, et se montrait sûr de lui, comme de moi. Je serais moins sollicitée que par Éric et les essayeurs, mais je en m’ennuierais pas.

            Je compris rapidement que ma vie serait très liée à celle de mon maître. Du fait de son activité professionnelle, il devait m’utiliser plusieurs fois par jour pour visiter sa clientèle. Je me réjouissais d’ailleurs de le retrouver aussi fréquemment.

            Le soir, quand nous ne finissions pas notre journée trop tard, Jean-Yves m’amenait sur de petites routes de campagne du côté de Belz, de Bubry ou de Baud. Je pouvais exprimer ma puissance, mon agilité, et le faire profiter des joies de quelques dérapages savamment contrôlés quoique plus timides que ceux que m’offrait Éric.

            A cette époque, l’essence ne coûtait pas encore trop cher, et les cinémomètres ne sortaient pas tous les jours. Nos conducteurs pouvaient encore jouir de nos capacités sans la hantise du retrait de permis et de la note de carburant.

            Au cours des vacances précédentes, Jean-Yves avait rencontré Jacqueline, une jeune infirmière qui habitait Saint-Malo. Presque tous week-ends, lorsque nous n’étions pas de garde, nous partions rejoindre Jacqueline. Parfois, c’était elle qui descendait nous rendre visite, mais plus rarement. Il est vrai que sa petite auto italienne de 850 cm3 conçue avant tout pour la ville n’était pas prête à affronter les longs parcours rapides, comme moi.

            J’aimais ces voyages qui me permettaient d’exploiter ma vitesse de pointe et de montrer mon endurance.

            Jacqueline et moi nous montrions un peu jalouses l’une de l’autre. N’étions-nous pas les deux amours de Jean-Yves ? Dans l’ensemble pourtant, nous nous entendions bien, même lorsqu’elle me conduisait. J’étais fière de les amener au restaurant ou en boîte de nuit. Ils parvenaient toujours à me garer bien en vue, ce qui flattait ma vanité et soulignait mon standing.

            Durant les mois qui suivirent, nous avons connu des vacances de rêve. Nous partîmes d’abord en Espagne pendant l’été. Le soleil, les petites routes de montagne, la Méditerranée, que de souvenirs merveilleux ! Nous passâmes Noël et le Jour de l’An à Courchevel, dans les Alpes. Je dois l’avouer, ce voyage fut moins agréable que le précédent. Mes roues arrière motrices n’apprécièrent que modérément la neige et le verglas. Équipés de pneus à clous et de chaînes, nous nous sommes cependant initiés aux joies de la glisse. Par bonheur, la nuit, Patrick me garait dans un parking souterrain, à l’abri de la neige et du froid.

            Quelques semaines après notre retour, Jean-Yves et Jacqueline se marièrent. Mes inquiétudes vinrent plus tard, lorsque les formes de Jacqueline commencèrent à s’arrondir : elle était enceinte. J’allais devenir trop petite pour toute la famille... A regret, Patrick dut me vendre.

            Il choisit une Alfetta pour me remplacer. Elle était dotée d’une bonne suspension, d’un moteur puissant, d’une finition sympathique, mais c’était une berline quatre places.

(à suivre le 28 juin 2006)

Si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

MEMOIRES DE VIVIA (2)

Objets inanimés, avez-vous donc une âme, écrivit Lamartine ?

Oui, répond cette Vivia 1.600 S née en mille neuf cent soixante-dix huit qui rapporte ici ses souvenirs, ses grandes joies, ses triomphes, ses peines, ses angoisses et sa retraite dorée.

Suite du texte mis en ligne le 22 juin 2006

Chapitre 2 :

            J’ai d’abord servi de voiture d’essai et de reconnaissances. Entendez par là que la société Vivia m’a confié à des journalistes essayeurs. Ce fut une période riche en émotions. Chaque semaine ou presque, un journaliste et un photographe venaient me chercher à l’usine de Kervignac. Ils m’essayaient sur les routes de Bretagne, me photographiaient dans des sites exceptionnels, mesuraient mes performances et ma consommation, me photographiaient sous toutes les coutures.

            Une vie plutôt agréable en fait. Je me rappelle des photos devant le Mont Saint-Michel, la Baie de Morlaix, la pointe de la Varde, sur la plage de Penthièvre aussi,(un des endroits préférés des photographes automobiles) ainsi que sur le port de La Trinité. Belle, rutilante, agressive, je jouais les stars.

            Je faisais rugir mon moteur sur les petites routes de campagne et sur les tronçons de quatre voies. Je montrais à mes essayeurs qu’avec mon petit moteur de 1600 cm3, j’étais capable de terrasser des voitures de 3 litres et plus. Si je ne cite ni marque ni modèle, c’est pour ne vexer personne.

            Les journalistes automobiles se révèlent généralement de fameux conducteurs. Ils me donnaient du plaisir. Et si certains m’ont fait quelques frayeurs à l’occasion de dépassements un peu courts ou d’amorces de travers, je me remettais très vite de mes émotions.

            Après chaque essai, je passais entre les mains de Michel, l’ingénieur maison, qui vérifiait tous mes réglages et me préparait en vue de la prestation suivante. C’est que mon statut de véhicule d’essai comportait une grande responsabilité. Les médias jugeaient les automobiles Vivia au vu de mon comportement. Une bonne prestation signifiait des commandes. Une panne ou une défaillance aurait impliqué des articles négatifs, peut-être la fin de la marque.

            Les mois passaient très vite. D’autant que le week-end, je partais souvent sur les pistes de rallyes et de courses de côtes avec Éric Trélor et Mikaël Mermant, son navigateur. Comme Éric courait sur une Vivia groupe 3 cette année-là, il reconnaissait les parcours à mon volant. Le rythme augmentait encore par rapport aux essais des journalistes. Déjà sur la route, Éric conduisait très vite. Et dès que nous arrivions sur les parcours des épreuves, il exigeait que je délivre toute ma puissance. A cette époque, les pilotes reconnaissaient à des vitesses hallucinantes. Le schéma était parfaitement rodé entre Éric et Mikaël qui le naviguait depuis ses débuts en compétition. Au premier passage, Éric dictait les notes à Mikaël. Au second, il les vérifiait à vitesse raisonnable. Puis à partir du troisième, il attaquait de plus en plus sous la dictée de Mikaël. Là, le pilote freinait tard, balançait la voiture dans les virages, sortait en glisse des quatre roues. Un régal. Sur les pistes de courses de côtes, Mikaël arrêtait de dicter les notes au bout de quelques passages puisque Éric effectuerait la course tout seul dans la voiture. Avant les rallyes, il annonçait toujours, comme il le ferait durant l’épreuve.

            Nous vivions un âge d’or. Nous nous amusions beaucoup. Les riverains nous accueillaient chaleureusement. Les hystériques autophobes étaient encore rares à cette époque. Les habitants des régions où se déroulaient les épreuves y voyaient une source d’animation et de commerce. Ils nous faisaient souvent la circulation quand nous nous entraînions avant la fermeture de la piste. Je crois que de telles scènes, si elles se déroulaient aujourd’hui, amèneraient les pilotes, leurs navigateurs et les riverains derrière les barreaux. De nos jours pour les politiques et les juges, il vaut mieux faire des petits trafics et tout démolir dans certaines zones résidentielles que de commettre un excès de vitesse qui ne gêne personne…

(à suivre le 26 juin 2006)

Si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

MEMOIRES DE VIVIA

Objets inanimés, avez-vous donc une âme, écrivit Lamartine ?

Oui, répond cette Vivia 1.600 S née en mille neuf cent soixante-dix huit qui rapporte ici ses souvenirs, ses grandes joies, ses triomphes, ses peines, ses angoisses et sa retraite dorée.

Chapitre 1 :

            Je suis née en 1978 à Kervignac en Bretagne. Ma carrosserie est de couleur marron métallisé. Du cuir beige et du bois verni décorent mon habitacle. Mon moteur, d’une cylindrée de 1.600 centimètres cubes, développe 150 chevaux. Je pèse 680 kilos. Je suis ce qu’on appelle usuellement une voiture sportive, un coupé deux places.

Je suis née d’un rêve d’enfants. Lorsqu’ils étaient gamins, Éric Trélor (le célèbre avocat qui est aussi un pilote amateur très rapide) et Freddy Vivien (l’ancien champion du monde de Formule 1) passaient des heures à dessiner une petite voiture de sport qu’ils imaginaient sur les routes du Rallye de Monte-Carlo, du Tour de Corse ou de la Coupe des Alpes. La passion des deux garçons s’est poursuivie sur les pistes. A dix huit ans, Freddy commença à courir au volant d’une NSU TT. Il demanda naturellement à Éric de le naviguer en rallye. Ce dernier n’avait que seize ans, mais dans cette discipline, le co-pilote annonce les notes décrivant les virages à son pilote. Il ne conduit pas lui-même et peut donc participer à des épreuves avant le permis. Éric trouva le premier gros sponsor de Freddy, les montres Time O’Clock – un fournisseur de la bijouterie de ses parents - qui leur resteraient toujours fidèles. Une Alfa Roméo 2000 GTV remplaça la NSU en 1973. Puis en 1976, lorsque Freddy fut engagé en Formule 2, l’antichambre de la Formule 1 ces années-là, il confia l’Alfa à Éric avec le budget de fonctionnement fourni par les sponsors de telle sorte que ce dernier débuta en compétition avant même la fin de ses études.

Dès qu’il accéda à la Formule 1, Freddy décida de réaliser leur rêve d’enfants. Il allait fabriquer une petite voiture de sport, la sportive à l’état pur, auprès de laquelle la Golf GTI série 1 à l’époque ressemblerait à une berline bourgeoise. Il utilisa sa notoriété de pilote de F 1 et fédéra des industriels bretons autour de l’opération. Les automobiles Vivia venaient de naître. Et qui serait l’avocat chargé de mener les opérations ? Son ami Éric bien sûr, qui commençait sa carrière comme avocat stagiaire.

            C’est ce concours de volontés et de circonstances qui m’a permis de sortir des ateliers de Vivia au début de l’année 1978. Je n’imaginai rien de l’existence mouvementée qui m’attendait.

(à suivre le 24 juin 2006)

Mais si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

CES VOITURES QUI ONT UNE ÂME

Flash McQuenn, héros de Cars et Choupette, l’adorable VW Coccinelle, se voient dotés de la raison et de sentiments humains.

Ce ne sont pas les seules voitures dans ce cas. A partir de demain, 23 juin, une Vivia vous racontera sa vie sur ce blog.

Mais si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

BIENTÔT SUR LE BLOG

Tout d’abord, un rappel de l’esprit du blog. Ce blog est consacré à David Sarel, un personnage de fiction, le héros des romans policiers écrits par Thierry Le Bras et publiés aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ). David Sarel est avocat. Durant la semaine, il plaide la cause de ses clients devant les tribunaux. Le week-end, il enfile son casque et sa combinaison de pilote et défend avec acharnement la cause des automobiles Vivia sur les circuits. Vous trouverez de nombreuses informations sur David et ses proches (souvent appelés le Clan Vivia) dans les archives du blog ainsi que des textes inédits racontant quelques unes de ses aventures et des anecdotes qu’il a vécues.

Deux Aventures de David Sarel publiées par les Éditions Astoure sont actuellement disponibles : Circuit mortel à Lohéac et Faits d’enfer à Carnac. La troisième est en cours de rédaction. Elle sortira au mois d’octobre prochain. Elle a été évoquée à plusieurs reprises sur ce blog au cours des dernières semaines. Dans cette histoire, le Lorientais David Sarel et le Clan Vivia vivront d’inquiétantes épreuves dans le Morbihan et au Mans.

Le titre du blog a surpris certains lecteurs des Aventures de David Sarel. Pourquoi Circuit mortel ? Des amateurs de course automobile ont d’ailleurs fait part de leur désapprobation. Qu’ils se rassurent. Thierry Le Bras, l’auteur des Aventures de David Sarel est un ancien pilote amateur toujours passionné de course automobile. Le titre du blog ne met pas le sport automobile en cause, loin s’en faut. Il s’agit simplement des premiers mots du titre d’une des aventures de David. Le risque mortel dans ce roman n’a rien à voir avec le circuit qui accueille l’épreuve. Ce sont d’authentiques criminels qui mettent la vie de nos héros en danger. Pas la vitesse ni la course.

Les automobiles Vivia jouent un rôle important dans les romans mettant en scène David et ses proches. L’origine du Clan Vivia est racontée dabs les archives du blog.

Et comme une voiture n’est pas un objet comme les autres, qu’elle vit, qu’elle possède une âme, qu’elle construit une histoire avec ses propriétaires, une des premières Vivia sorties de l’usine morbihannaise de la marque va vous raconter sa vie. Mémoires de Vivia, une histoire en 9 chapitres à découvrir sur ce blog à partir du jeudi 22 juin 2006.

JOUR J

JOUR J

Suspense oblige, nous ne vous fournirons aucune indication sur les aventures extra-sportives du Clan Vivia aux 24 Heures du Mans. Tout au plus révélerons-nous qu’elles sont inquiétantes, surprenantes, palpitantes… Une fois de plus, le Clan Vivia relève un rude défi. Vous saurez tout sur cette troisième Aventure de David Sarel au mois d’octobre prochain. Le nouveau roman de Thierry Le Bras, toujours publié par les Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ), sortira en effet aux 24 Heures du livre du Mans.

Pour vous donner toutefois un avant goût de la fabuleuse ambiance des 24 Heures, quelques extraits d’une interview accordée la semaine dernière par Éric Trélor au journaliste Sébastien Ménier.

SM : Éric, comment as-tu découvert les 24 Heures du Mans ?

ET : Petit déjà, les seuls jouets qui m’intéressaient étaient les automobiles miniatures. C’est en tous cas ce que racontaient mon père et mon grand-père. Sur un vélo, un manège ou dans une voiture, la vitesse m’enchantait. Je devais avoir sept ans lorsque mon père écouta un reportage radiophonique sur le départ des 24 Heures du Mans.

            Le vrombrissement des moteurs me subjugua. Les noms magiques de Ferrari, Maserati et Porsche prononcés par la voix enthousiaste de Tomy Franklin, le speaker de France Inter, firent monter en moi une véritable exaltation. C’était décidé, quand je serais grand, je serais pilote de course.

SM : Comment a réagi ta famille ?

ET : Mon grand-père, qui était un sacré personnage, trouvait l’idée excellente. Dans un premier temps, cette passion amusa aussi mon père. Tous deux m’offrirent divers livres et revues consacrés au sport automobile. Je vouais une admiration sans limite à Jim Clark et je considérais Michel Vaillant comme le meilleur personnage de fiction jamais créé avec les enfants Gautier du Club des cinq et Christian d’Ancourt. Je me sentais plus mûr que mes camarades qui ne savaient pas ce qu’ils feraient de leur vie. Moi, je me tiendrais à mon ambition, gagner les plus grandes courses du monde. Mon meilleur ami d’enfance, Freddy Vivien, se passionnait aussi pour la course auto. Cette passion ne nous a jamais quittés.

SM : Donc, enfant, Freddy et toi, vous pensiez déjà à la course.

ET : Grâce à note imagination, nous vivions dans un rêve. Pour ma part, je m’installais fréquemment au volant d’une Lotus F1 , dominant tous mes adversaires et fonçant vers des victoires magnifiques sous les applaudissements du public et les regards admiratifs de mes copains. De temps en temps, Freddy gagnait une course aussi. Mais c’était le seul pilote qui pouvait se battre avec moi à la régulière. Je me voyais partageant le volant d’un GT 40 avec lui aux 24 Heures. Bien sûr, nous pulvérisions les Ferrari et les autres Ford.

SM : Crois-tu que cette passion a joué t’a aidé à réaliser tes ambitions par la suite ?

ET : Sans aucun doute. Un jour, j’ai lu dans un magazine spécialisé une phrase de Stirling Moss qui resterait à jamais gravée dans ma mémoire : « ce qui m’intéresse avant tout c’est de gagner, de me surpasser. Je cours pour faire mieux que les autres et c’est l’unique raison qui m’incite à me lever le matin ». Ma passion pour la course m’a aidé à sortir de l’insouciance de l’enfance car elle m’a enseigné que lorsqu’on veut quelque chose, il faut se battre pour aller le chercher ! Je devais avoir à peu près douze ans à cette période et mon envie de courir n’amusait plus du tout mon père, bien qu’elle fasse toujours plaisir à mon grand-père.

SM : Tu as souffert de l’attitude paternelle ?

ET : Pas vraiment. Je continuais à rêver de courses. Simplement, j’en parlais moins à mon père. Ce fut l’époque ou Freddy et moi avons commencé à dessiner les esquisses d’une petite GT, sans imaginer qu’elle verrait le jour quelques années plus tard (cf : Circuit mortel à Lohéac). Nous échafaudions les plans les plus insensés. Nous inventions par exemple un scénario où nous sympathisions avec un camarade imaginaire dont le père possédait une écurie automobile, construisait une voiture selon nos plans, et nous engageait comme pilotes dès l’âge de dix-huit ans. Bien entendu, il alignait un proto aux 24 Heures du Mans. La course se déroulait dans des conditions météorologiques épouvantables. Sous la pluie battante, nous nous révélions des pilotes redoutables. Normal ! Courant aussi bien en rallye qu’en circuit, nous n’avions pas peur des pièges du revêtement détrempé. Nous connaissions si bien le tracé que le manque de visibilité dû aux projections d’eau des autres voitures ne nous gênait même pas. Nous mettions la météo à profit et nous dominions les pilotes d’usine. Mon équipier perdait bien un peu de temps lorsqu’il assurait les relais. Nous remportions l’épreuve avec dix tours d’avance sur le second.

SM : Quand as-tu décidé de piloter pour ton plaisir sans chercher à en faire un métier ?

ET : Les années passant. Je réalisais que peu de personnes vivent de la course. En outre, j’aimais le lycée et je me débrouillais bien en classe. Des projets d’avenir plus traditionnels, notamment celui de devenir avocat. Au fond de moi, je restais déterminé à courir, mais comme amateur. Parallèlement, Freddy voulait de plus en plus devenir pilote professionnel. Notre avenir se dessinait.

SM : Te souviens-tu de ta première course ?

ET : Oui, très bien. Freddy étant de deux ans mon aîné, j’ai commencé par le naviguer en rallye. Avant même d’avoir le permis moi-même. Puis quand il est arrivé en F2, j’ai récupéré son Alfa 2000 GTV avec le budget d’un sponsor. A vingt et un ans, je me suis aligné au départ d’une première course de côte. L’année suivante, je commençais à remporter des victoires de catégorie au volant de l’Alfa. Courir les 24 Heures dans une écurie privée faisait encore partie de mes rêves. C’est arrivé quand j’avais vingt six ans. Depuis que Freddy a arrêté la F1, j’ai souvent couru avec lui en GT. Ce sera encore le cas cette année, avec le bonheur supplémentaire de voir mon fils Arnaud au sein de l’équipage.

Pour tout savoir sur la prochaine Aventure de David Sarel qui comporte des scènes aux 24 Heures du Mans, il faudra attendre le mois d’octobre prochain. Car bien sûr, des événements mystérieux vont troubler la course de nos amis. Mais en attendant, plongez-vous dans l’atmosphère des premières aventures de David Sarel, le héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ». Vous y retrouverez Éric Trélor, Sébastien Ménier, Freddy Vivien et vous apprendrez tout – ou presque – sur l’histoire du Clan Vivia.

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Dernier texte de la série d ‘infos consacrées aux 24 Heures du Mans 2006 au sein du Team Vivia, l’interview d’Aurélien Vivien. Le jeune pilote français, fils cadet de Freddy Vivien (personnage récurrent des Aventures de David  Sarel) participe à ses premières 24 Heures du Mans. Il répond ici aux questions du journaliste Sébastien Ménier. Précisons que l’entretien a été enregistré le lundi 12 juin.

Comme dans les autres fictions rapportant des courses du Team Vivia, pilotes réels et personnages de fiction se côtoient dans le roman qu’écrit actuellement Thierry Le Bras, l’auteur des Aventures de David Sarel et du Clan Vivia. Dans ce roman, Aurélien fera équipe avec deux pilotes réels, Stéphane Dréan et Didier Caradec. Les trois pilotes seront encadrés par un team-manager bien réel lui-aussi, Denis Vaillant, que les amateurs de sport automobile connaissent bien, surtout ceux qui fréquentent le milieu du Rallycross. L’équipage pilotera une Vivia LM GT2 engagée par le Team Hervieux.

SM : Aurélien, que ressens-tu à l’approche du départ des 24 Heures ?

AV : C’est la réalisation d’un rêve. Quand j’étais gamin, je me voyais ici, sur le circuit du Mans. Ça y est, le grand jour approche. J’ai 20 ans, je fais Le Mans. C’est merveilleux.

SM : Tu pilotes depuis le début de la saison en Formule 3 Euro Series. Tu as gagné plusieurs courses. Ici, tu vas te retrouver dans des conditions très différentes.

AV : La F 3 est une monoplace légère et très vive. Tu vois les roues, tu ressens chaque vibration de suspension. La GT est une voiture fermée, plus lourde. Elle vire moins à plat, elle ne réagit pas de la même manière quand tu l’inscris dans une courbe. Les zones de freinage sont plus longues. Il fait beaucoup plus chaud à l’intérieur. Chaque relais dure plus longtemps qu’une course de F 3, et ce sera encore plus vrai la nuit lorsqu’on doublera ou qu’on triplera les relais: Je me suis préparé à ces différences. J’ai tourné plusieurs fois en essais privés et j’ai roulé fin mai sur une Vivia GT identique à Brno en Championnat GT FIA. Je faisais équipe avec Yvonnick Le Squernach et nous avons gagné en GT 2 donc, sans prétention, je pense que je serai dans le coup.

SM : Tu vas te trouver dans une situation particulière dans la mesure où ton père, Freddy Vivien, court aussi les 24 Heures.

AV : Le plus original, c’est qu’il part également sur une Vivia LM GT2. Nous serons donc adversaires. Mon père a été plusieurs fois champion du monde de F1, il a gagné Le Mans au scratch à la fin des années 70. Il devrait me devancer. Mais bon, sur une course de 24 Heures, tout peut arriver.

SM : Pourquoi justement ne fais-tu pas équipe avec lui ?

AV : Mon père partira avec Éric Trélor et son fils Arnaud qui connaissent bien Le Mans. Il préférait que je fasse mes armes au sein d’une autre structure car il considère que l’expérience sera plus formatrice. Ceci dit, je pars dans une excellente équipe. La Vivia LM GT 2 du Team Hervieux dispose des mêmes évolutions que la voiture d’usine. Mes équipiers Didier Caradec et Stéphane Dréan sont des pilotes expérimentés et rapides. Denis Vaillant organise l’équipe de façon remarquable. Tout le monde m’a bien accueilli dans le team. Je vais courir au Mans  dans des conditions plus que privilégiées.

SM : As-tu déjà couru de nuit ?

AV : Une fois, en rallye. La nuit du Mans sera une grande découverte. Je compte sur Denis Vaillant et les autres pilotes du team pour me conseiller quant au rythme à adopter. Je t’en dirai plus dimanche matin.

SM : une angoisse particulière,

AV : Plusieurs. Il ne faudra aps que j’oublie de regarder tout le temps dans les rétros. En F3, tu te bats avec des gars qui sont dans le même tour que toi. Et ceux qui sont derrière, tu ne vas pas les aider à dépasser. Ici au Mans, les protos vont nous doubler régulièrement. Il ne faut pas les gêner, surtout éviter de fausser leur course. Mais ma plus grande peur, ce sera de faire une bêtise qui pénalise l’équipe. Je ne suis que l’invité du Team Hervieux dont Didier Caradec et Stéphane Dréan sont les pilotes permanents. Je  n’aimerais pas trahir la confiance que Denis Vaillant et son équipe m’ont accordée. Une touchette, un passage dans un bac à graviers, tue peux tout perdre en une fraction de seconde… Mais une fois dans la voiture, je serai concentré à cent pour cent et je n’y penserai pas. Quand tu veux être pilote professionnel, il faut savoir donner le meilleur de toi-même et vaincre ton émotivité.

Pour tout savoir sur la prochaine Aventure de David Sarel qui comporte des scènes aux 24 Heures du Mans, il faudra attendre le mois d’octobre prochain. Car bien sûr, des événements mystérieux vont troubler la course de nos amis. Mais en attendant, plongez-vous dans l’atmosphère des premières aventures de David Sarel, le héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

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Nous vous avions promis la semaine dernière de mettre en ligne après le pesage la composition de l’équipage de la Vivia LMP 2 qui visera une place sur le podium lors des 24 Heures du Mans 2006. Comme lors d’autres Aventures de David Sarel dans l’univers des sports mécaniques, pilotes réels et personnages de fiction se côtoieront dans le prochain roman de Thierry Le Bras.

La voiture de pointe du Team Vivia sera donc pilotée par :

- Bastien Brière ;

- Damien Brémant ;

- Oucha Predipe.

Bastien Brière est un pilote bien réel. Il sera d’ailleurs l’auteur de la préface de la prochaine Aventure de David Sarel dont la sortie est programmée pour les 24 Heures du livre au mois d’octobre prochain.

Bastien est né au Mans le 24 mai 1983. Comme Sébastien Loeb, il a découvert la compétition à travers la gymnastique sportive qu'il a pratiquée très jeune (à partir de 5 ans), puis par les compétitions de karting qu'il pratique depuis l'âge de 13 ans. Il a effectué la saison 1998 en catégorie Cadet, puis la saison 1999 en catégorie PROMO 2 et la saison 2000 en PROMO JUNIOR (réservée aux jeunes âgés de 16 à 20 ans). Il a suivi une formation et une progression régulière qui lui a permis d'obtenir de très bons résultats.

En juillet 2000, Bastien s'est inscrit à l'école de pilotage sur monoplace (Formule Renault) de l'AUTOMOBILE CLUB DE L'OUEST, au Circuit Bugatti du MANS. Le stage de formation qu'il a effectué lui a permis d'accéder aux sélections, puis à la finale qui a eu lieu en décembre 2000. Classé second de cette finale, il a pu incorporer la FILIERE FFSA et participer en 2001 au Championnat de France de FORMULE RENAULT ELF CAMPUS. En 2002 et 2003, il a participé au Championnat de France de FORMULE RENAULT, puis l’année suivante au Championnat WORLD SERIES LIGHT de FORMULE NISSAN avec l'équipe française EPSILON SPORT. Bastien a réalisé d’excellentes performances en monoplace, notamment des pole positions et plusieurs podiums.

Comme tout pilote manceau, Bastien Brière rêve des 24 Heures du Mans depuis l’âge où il  jouait encore aux petites voitures sur le parquet de sa chambre. Du rêve à la réalité, il n’y a qu’un pas pour ce jeune homme sérieux et déterminé. En 2003, il devient le plus jeune pilote européen à participer aux 24 HEURES DU MANS au sein de l'équipe WELTER RACING (WR) en prototype. Il retrouvera l’équipe aux 1000 kilomètres du Mans 2003 puis aux 24 Heures 2004. En 2005, il intègre l’équipe Courage.

En 2006, le Team Vivia décide de faire de lui un de ses pilotes de pointe pour le Championnat LMS. Bastien pilote le proto Vivia LMP 2 dans toutes les manches du championnat.

Damien Brémant remplace au pied levé Philippe Tranech, l’équipier habituel de Bastien sur le proto LMP 2. Contrairement à Bastien, Damien et Philippe sont des personnages de fiction. Il faudra donc attendre la sortie du prochain roman de Thierry Le Bras pour connaître la cause de l’indisponibilité du Vannetais Philippe Tranech aux 24 Heures… Vous imaginez bien qu’elle est liée au scénario !

Heureusement pour le Team Vivia, la date du Grand Prix du Canada ne coïncide pas avec celle des 24 Heures cette année. Cela permet à Damien, pilote de Formule 1, de courir au Mans.

A 25 ans, Damien Brémant fait partie des valeurs sûres du sport automobile français. Il a remporté son premier Grand Prix cette saison au volant d’une Priceley. Managé par Freddy Vivien depuis le début de sa carrière, ce jeune Lorientais très proche du Clan Vivia – il est depuis l’école primaire le meilleur ami d’Arnaud Trélor, un des cousins de David - entend respecter sans réserve la stratégie de l’équipe aux 24 Heures. Pas question pour lui de surpiloter en début de course aux dépens de la mécanique.

« Je veux vraiment gagner, mais pour passer la ligne d’arrivée en tête, il faudra d’abord que la voiture roule encore dimanche après-midi, affirme-t-il. Avec Bastien, nous nous sommes bien entendus d’entrée. Nous formerons un équipage solide. Je ne connaissais pas Oucha avant les essais préliminaires, mais il n’y a pas de raison pour qu’elle ne fasse pas sa part de boulot. »

Oucha Predipe est aussi un personnage de fiction. Incroyablement belle et sensuelle, terriblement mystérieuse, cette jeune femme de nationalité indienne vit la plupart du temps à Londres. Son rêve, devenir la première femme à piloter régulièrement en Formule 1. En attendant, Oucha participe au Championnat de F 3 britannique et à quelques épreuves d’endurance. Si des accords commerciaux importants ne sont pas étrangers à son incorporation au  Team Vivia, les temps qu’elle a réalisés en essais privés montrent que sa place dans l’équipe n’est pas usurpée.

Pour tout savoir sur cette prochaine Aventure de David Sarel, il faudra attendre le mois d’octobre prochain. Mais en attendant, plongez-vous dans l’atmosphère des premières aventures de David Sarel, le héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

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LES VÉHICULES D’ÉPOQUE COURENT ENCORE

            Si les 24 Heures constituent naturellement l’essentiel du menu de la vingt-quatrième semaine de l’année dans la Sarthe, d’autres épreuves complètent le programme. Notamment la Course du Centenaire de l’ACO. Il s’agit d’une course de VHC construits au plus tard en 1955 qui se déroulera le samedi 17 juin dans la matinée.

            Le Team Vivia s’est intéressé à cette épreuve qui honore l’histoire des 24 Heures du Mans. Ne disposant pas de modèles assez anciens pour y participer (la première Vivia date de 1978), l’écurie engage une MG TF Course 1954.

            Comme dans les autres fictions rapportant des courses du Team Vivia, pilotes réels et personnages de fiction se côtoient dans le roman qu’écrit actuellement Thierry Le Bras, l’auteur des aventures de David Sarel et du Clan Vivia. Dans ce roman, la MG est confiée à un équipage de jeunes pilotes, Julien Mouthon et Fabien Trélor.

            Julien Mouthon est un pilote réel et un authentique espoir du Rallycross. Ses exploits en karting lui ont permis d’obtenir une licence de sport automobile dès ses 16 ans. Il devint alors le plus jeune pilote du plateau de Rallycross. Combatif et adroit, très mûr pour son âge, Juline ne tarda pas à se faire remarquer au volant de sa Citroën Saxo engagée en D 4. Il ne lui manque qu’un complément de budget pour s’affirmer au tout premier plan. Si vous pouvez l’aider (son budget est très raisonnable), écrivez nous sur ce blog, nous lui transmettrons votre message.

            A la Course du Centenaire, Julien partagera le volant de la MG avec Fabien Trélor, (personnage de fiction). C’est le fils d’Éric Trélor et le cousin de David Sarel, héros récurrents des romans auxquels ce blog est consacré. A 20 ans (bientôt 21), Fabien a fait ses preuves en Course de côte et en rallye sur une Vivia 2000 groupe N. Il est lui aussi un pilote très rapide. En attendant de participer un jour aux 24 Heures du Mans, il se fait une fête de participer à la course de VHC qui précède le plat de résistance de la semaine.

            Lors de la Course du Centenaire, la MG de Julien Mouthon et Fabien Trélor partira au milieu d’un plateau de choix. Elle se battra en effet contre une Porsche 356 (ex James Dean), une Cooper-Jaguar UBH 2S2, une Aston Martin DB 2 s, des Triumph TR 2, une Ferrari 375 MM, des BMW 328…

            Retrouverons-nous dans quelques années Julien Mouthon et Fabien Trélor dans un nouveau roman qui aura pour cadre les 24 Heures du Mans ? Pourquoi pas au volant d’une Vivia LM GT2 ? C’est tout à fait vraisemblable.

Nous ne vous en dirons pas beaucoup plus sur la prochaine Aventure de David Sarel qui se termine aux 24 Heures du Mans 2006. Pour tromper votre impatience en attendant sa sortie prévue en octobre prochain, nous vous invitons à lire ou à relire les premières aventures de David Sarel, le héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

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LE MENTAL D’UN PILOTE

         Le Team Vivia va vivre dans les prochains jours un épisode capital de son histoire. Outre le défi sportif qui fait partie du jeu normal de la compétition, le Clan Vivia doit gérer sa sécurité face aux menaces incessantes adressées à ses membres depuis six mois.

         Le journaliste Sébastien Ménier vivra la semaine du Mans à l’intérieur du Clan Vivia. David Sarel accepté de répondre à ses questions.

SM : Avant de parler plus précisément des 24 Heures, quelques questions sur ce que ressent un pilote. D’abord, qu’est-ce qui fait qu’un pilote va vite, qu’il est devant les autres ?

DS : Pour être devant, il faut d’abord avoir très envie de gagner, le vouloir plus que les autres. C’est largement une question de volonté.

SM : Mais tous les pilotes ont envie de gagner.

DS : Certains plus encore que d’autres. Il ne faut jamais se relâcher, se concentrer à fond, ne penser qu’à ça à partir du moment où tu arrives sur le circuit, te dire qu’il n’y a aucune raison pour que quelqu’un reste devant toi. Un pilote, c’est ¨par définition un égoïste. Dès qu’il arrive sur le circuit, il doit fédérer l’énergie de l’équipe autour de lui et donner le maximum.

SM : Qu’est-ce qui fera la différence entre plusieurs compétiteurs acharnés disposant du même matériel ?

DS : Cette volonté de gagner justement, comme dans tous les sports. Pourquoi un garçon comme Rafaël Nadal gagne-t-il autant de matchs ? Parce qu’il le veut plus que n’importe qui. Parce qu’il sait se faire mal pour aller gagner des points. Parce qu’il analyse le match et son adversaire. Parce qu’il montre à l’autre qu’il en veut et qu’il va le bouffer. C’est pareil en course auto. Tu dois montrer aux autres que tu es là pour gagner. La victoire, c’est d’abord une question de mental.

SM : Et les aléas ?

DS : Ils sont toujours possibles en sport mécanique. Tu n’es jamais à l’abri d’un incident technique. Ni d’une évolution d’une voiture qui offre à ton concurrent un matériel supérieur au tien. Mais même quand tu es dominé, il faut t’accrocher et te battre. Ton concurrent peut sortir de la piste, casser son moteur… Plus tu le pousses, plus tu vas l’amener à tirer sur la mécanique et à prendre des risques. Et dans une course d’endurance, si tu as pépin, tu peux toujours te dire que tant que la voiture roule, tu conserves des chances. Le sort frappera peut-être tes adversaires avant l’arrivée.

SM : La chance joue-t-elle un rôle ?

DS : Il faut bien reconnaître que oui. Elle intervient principalement avant la course, au moment du jeu des chaises musicales pour les baquets. La course aux sponsors conditionne le déroulement d’une saison. Et là, certains facteurs incontrôlables troublent le jeu. Si un pilote a rendez-vous avec un sponsor à 10 heures et qu’à 9 heures 30, le chef d’entreprise qui le reçoit s’est engueulé avec sa femme, s’est fait larguer par sa maîtresse, a perdu un gros marché ou vient d’apprendre par le représentant syndical qu’une grève s’annonce dans son usine, l’entretien sera difficile quelle que soit la volonté du pilote de convaincre son interlocuteur. Si au contraire, celui qui le reçoit vient d’apprendre que son fils sort major de sa promo, ça se passera beaucoup mieux. Mais de toute façon, celui qui décroche des contrats, c’est quelqu’un qui sait se battre pour convaincre. Il repart à la conquête de nouveaux partenaires quand il reste sur la touche. S’il garde la rage de vaincre et de convaincre, il aura cent fois plus de chances d’y arriver que celui qui se laisse vivre.

SM : Considères-tu que tu as eu ta part de chance dans le milieu du sport auto ?

DS : A l’évidence oui. Le Clan Vivia m’a donné ma chance de faire mes preuves en compétition quand j’étais encore étudiant. Maintenant, je cours régulièrement en GT au plus haut niveau. Mais dès que je monte dans la voiture, je fais tout pour gagner. Même quand je me bats contre la Corvette de Jan Magnussen ou l’Aston Martin de Stéphane Ortelli, je ne fais aucun complexe.

SM : La Vivia LM GT1 te semble-t-elle à la hauteur de tes ambitions ?

DS : C’est une excellente voiture. Je pense que nous pourrons tenir le rythme des Aston et des Corvette. Le Mans a changé. Il n’est plus question de faire une course d’attente en attendant que les autres cassent. Il faut rester au contact, accepter l’épreuve de force dès les premiers tours de roues. Je prévois une lutte de Titans en LM GT1. Tant mieux. On va se faire plaisir derrière le volant.

Nous ne vous en dirons pas beaucoup plus sur la prochaine aventure de David Sarel qui se termine aux 24 Heures du Mans 2006. Pour tromper votre impatience, nous vous invitons à lire ou à relire les premières aventures de David Sarel, le héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

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VEILLÉE D’ARMES

Chaque vingt-quatrième semaine de l’année, de sympathiques fous roulant dans leurs drôles de machines se retrouvent au Mans pour disputer la course automobile la plus médiatisée du monde. Cette année, la semaine mancelle commencera le lundi 12 juin. Le Mans 2006 représente un événement particulier pour le Clan Vivia. Le team a mis toute son énergie en œuvre pour réaliser de grandes performances.

Vivia engage trois voitures officielles aux 24 Heures :

- un  proto LMP 2 qui vise un podium, voire la victoire au scratch. Nous publierons l’identité de ses pilotes sur ce blog après le pesage ; signalons dès aujourd’hui qu’un jeune pilote manceau très performant fait partie de l’équipage ;

- une Grand Tourisme LM GT1 confiée à l’équipage David Sarel – Denis Grenier – Yvonnick Le Squernach ;

- une Grand Tourisme LM GT2 qui sera pilotée par Freddy Vivien – Éric Trélor – Arnaud Trélor ;

Vivia soutient aussi trois équipages privés de premier plan :

- la LM GT1 engagée par l’Italien Felipe Mosso ;

- la LM GT2 du Team Hervieux, pilotée par Didier Caradec – Stéphane Dréan – Aurélien Vivien ;

- une LM GT2 dont l’équipage est entièrement féminin ; qu’on ne s’y trompe pas, les filles inscrites sur cette voiture sont des pilotes très rapides et visent la victoire dans leur catégorie au même titre que leurs collègues masculins.

Bien sûr, nous ne vous disons par tout. Pour connaître les détails de cette nouvelle aventure de David Sarel, il va falloir être patient et attendre jusqu’au mois d’octobre 2006. Bon, puisque vous insistez, nous fournirons quelques détails la semaine prochaine, mais jusque quelques petites infos… De toute façon, comme affirme une pub télévisée contemporaine, c’est meilleur quand on attend.

Et pour tromper vote impatience, nous vous invitons à lire ou à relire les premières aventures de David Sarel, le héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

HUMOUR EN F1 (3)

F1 : FRANCHE RIGOLADE

         La F1 fait partie intégrante de l’univers de David Sarel, le héros dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ), notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

         Vous l’avez lu dans HUMOUR EN F1 , la note parue le 6 mars sur ce blog, David a souvent plaisanté avec Edmond au sujet de Jean Alesi. En 2001, David et Edmond prirent l’habitude d’échanger des mails de pronostics des résultats des Grands Prix. Des messages que David, avec sa verve d’avocat, agrémenta de quelques traits d’humour que n’auraient pas reniés les Guignols de l’Info. Quelques extraits qui sortiront agréablement les lecteurs de l’ambiance foot qui va s’instaurer pour un mois.

GRAND PRIX DE BARCELONE

* Jean ALESI : abandon au deuxième tour, sur sortie de piste  ; « Bien sûr, plus tôt j’abandonne, plus tôt je rentre à Avignon, gémit le spécialiste incontesté des bacs à graviers, les yeux embués de larmes. Mais quand même, Alain m’a fait un sale coup. Gaston (Mazzacane) était le seul pilote du plateau que je pouvais battre à la régulière. Maintenant, avec Burti dans l’écurie, tout le monde va voir que je suis nul et qu’ma carrière fut une imposture. C’est dur à quelques semaines de la retraite. Déjà que je suis malade quand j’entends d’autres dire que je suis un charlot et qu’avec les voitures que j’avais au début, la moitié du plateau aurait gagné au moins un titre de champion du monde, ajoute-t-il, la voix brisée par des sanglots et l’air boudeur…»

CLASSEMENT DU GRAND PRIX DU CANADA

            * Jean Alesi (abandon au sixième tour, sur … sortie de piste) : «j’peux quand même pas gagner au Canada tous les ans », gémit-il lors d’une interview accordée derrière les « puits » après la course. « En plus j’ sais aller vite qu’avec le numéro 27, celui de Feu Gilles Villeneuve, et ces abrutis de la FOA m’ont mis le 22 », ajoute-t-il devant un Jacques Villeneuve éberlué. « Enfin, c’qu’est bien chez Prost, c’est qu’j’ai pas la pression, conclut-il. Quand j’étais dans de grandes écuries, on voulait qu’je fasse des résultats, sous prétexte que plein d’autres auraient été champions du monde avec mes voitures. Maintenant, quand j’marque un point, on m’prend pour un héros. Le seul problème, c’est qu’si un miracle me fait réaliser une perf, ça va retarder ma retraite de quelques semaines et que Kumiko va devoir changer nos billets pour les vacances ».

* Pedro Diniz (futur président de Prost Grands Prix) :  « j’aurai bientôt de bonnes nouvelles à vous annoncer », confie-t-il à des journalistes brésiliens. En aparté, il fait allusion à la prochaine élimination des obstacles à la progression de l’écurie Prost : Alain Prost et Jean Alesi, à qui il propose un nouveau défi à leur mesure, parcourir l’équivalent de a distance Paris – Londres sur un tandem (une épreuve très à la mode depuis quelques jours en raison de l’animation de Loft Story).

GRAND PRIX D’EUROPE

* Jean Alesi (abandon au premier virage sur … sortie de piste) : « j’suis juste venu m’entraîner à ne pas louper les bacs à graviers, histoire de ne pas décevoir mes derniers supporters lors du Grand Prix de France dimanche. Objectif atteint ! »

* Pedro Diniz (futur président de Prost Grands Prix, et soupirant en évoquant le cas désespéré d’Alesi devant des  journalistes brésiliens) :  « Heureusement qu’il n’a pas de voiture de fonction fournie par l’écurie ; personne ne voudrait plus nous assurer… »

GRAND PRIX DE FRANCE

* Jean Alesi (abandon, comme d’habitude sur … sortie de piste) : « Vous plaignez pas, hurle-t-il à des journalistes narquois en tapant du pied par terre. J’suis juste venu parce qu’Air Liberté - AOM avait annulé nos vols pour Tahiti. Sinon, à quelques jours de la retraite, j’n’allais quand même pas travailler en plein été. »

* Pedro Diniz (futur Président de Prost Grands Prix à compter du 2 juillet 2001) :  « J’ai désormais les pleins pouvoirs au sein de l’écurie. Prost et Alesi vont disparaître sans délai du paysage de la Formule 1… »

GRAND PRIX D’ANGLETERRE

             * Jean Alesi (abandon, comme d’habitude sur … sortie de piste) : « Adieu, monde cruel de la Formule 1, lance l’Avignonnais, l’air désabusé, en accompagnant ses paroles d’un théâtral revers de la main. J’sais qu’j’suis viré d’un jour à l’autre. Z’envoie des CV aux équipes de cascadeurs. P’têt ben qu’y vont m’prend’ pour TAXI 3. Comme ça, j’s’rai payé pour faire c’que j’fais l’mieux. Casser des bagnoles. L’rêve. J’pars content. Michael va battre le record du nombre de victoires. Mais personne n’réussira à égaler mon nombre de passages dans les bacs à graviers.  »

         David Sarel n’aime pas le foot. Si vous êtes comme lui, et si tous vos proches sont scotchés devant la télé pendant quatre semaines, consolez vous en vous plongeant dans la lecture des aventures des héros créés par les auteurs publiés aux Éditions Astoure. Rendez- vous sur http://astoure.site.voila.fr où vous pourrez consulter la liste de tous les titres ! Et si vous aimez le foot, consultez aussi le catalogue. A la fin du Mondial, lorsque la vie quotidienne reprendra ses droits, lorsque les soirées sans foot vous laisseront triste et déprimé, vous vous consolerez en vous plongeant dans les scénarii passionnants imaginés par les auteurs des Éditions Astoure.

DAVID SAREL ET LE FOOTBALL

LE FOOT, LE FOOT, LE FOOT …

            Chaque week-end ou presque, David Sarel défend la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour plaider celle de ses clients. David Sarel est un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

A l’approche de la Coupe du monde de foot, David se doute bien que la ballon rond va éclipser les autres disciplines pendant quelque temps. Pour preuve, quelques extraits des propos échangés ce midi entre David et Sébastien lors d’un déjeuner à la Brasserie Flora Danika sur les Champs Élysées. Il faisait un temps superbe. Les deux hommes s’étaient installés en terrasse.

            - Est-ce que tu comptes regarder quelques matchs de la Coupe du monde ? s’enquit Sébastien.

            - Franchement non. Le foot est le seul sport auquel je n’accroche vraiment pas.

            - Moi non plus reprit Sébastien. Je regarderai peut-être la finale, par devoir professionnel. Un journaliste doit se tenir au courant de tout.

            - Pour ma part, je n’ai même pas regardé la finale en 98. On avait organisé une soirée chez Éric. Nick, Denis, Alain et les autres étaient plantés devant la télé dans le séjour. Éric, Freddy, Arnaud, Fabien et moi, nous nous étions réfugiés dans le jardin. Le plus drôle, c’était que les filles s’intéressaient vraiment au match. Tu aurais entendu Daniéla entraîner ses copines à chaque but, c’était complètement incroyable. Ghislaine, Arielle et Vanessa chantaient aussi. Je me rappelle qu’à un moment, Éric m’a regardé, l’air consterné, en soupirant, même ma femme !

            Sébastien éclata de rire.

            - A la maison, c’était la fête aussi. Mais j’avoue que je me suis laissé entraîner par l’ambiance.

            - Nous aussi, on a passé une bonne soirée, précisa David. Quand on a vu les débordements de joie des autres au deuxième but, on a ouvert le Champagne et on a fait circuler les bouteilles. Simplement, ceux qui n’aimaient pas le foot, moi le premier, l’ont bu dans le jardin. A la fin du match, tout le monde est passé à table et la fête s’est terminée à trois heures du matin.

            - Crains-tu que le foot nuise aux autres événements sportifs au cours des prochaines semaines ?

            - Sans aucun doute. Regarde au niveau de la course auto. Le Grand Prix d’Angleterre va partir à 13 heures au lieu de 14 heures dimanche prochain. Le samedi suivant, les 24 Heures du Mans démarreront à 17 heures. Le foot désorganise tout. Sans compter les rendez-vous. Pendant trois semaines, il faudra gérer les emplois du temps en fonction des matchs, surtout si la France dépasse le premier tour.

            - Tu les vois aller loin ? demanda Sébastien.

            - Je n’en sais rien. Je ne suis pas assez le foot pour avoir une opinion. S’ils vont en finale, tant mieux, ça donnera le moral aux gens. S’ils perdent tout de suite, ça me sera égal. Dans un sens, ce sera mieux pour nos affaires. Comme avocat, je m’occupe des intérêts d’acteurs du milieu du sport auto, de skippers, de gens du show-business et d’une championne de tennis. Alors, si les footballeurs font des exploits, ils vont truster les gros contrats de pub pendant quelques mois. S’ils perdent tout de suite, les publicitaires s’intéresseront davantage aux autres sports. Il faut savoir se montrer pragmatique.

            - Tu as raison, admit Sébastien. Porter les footballeurs au rang de héros ne comporte pas que des avantages. Dans les états majors politiques, les conseillers en communication travaillent aussi sur le problème. Chaque candidat potentiel aux présidentielles se demande comment il surfera sur les résultats de l’équipe de France.

            - L’alliance du foot et de la politique m’a fait rire une fois, plaisanta David. J’ai trouvé un dessin de Jacques Faizant dans un album qui figure en bonne place dans la bibliothèque d’Éric. Tu vois le général de Gaulle arrivant en survêtement et avec un sac de sport sur la pelouse du Parc des Princes. « Décidément dans ce pays, il faut que je fasse tout moi-même », maugrée celui qui était alors Président de la République.

            - Très fort en effet, répondit Sébastien. Tu imagines Chirac dans la même situation ?

            - Non, lui je le vois se réserver pour la troisième mi-temps !

         La morale de l’histoire, c’est que si comme David et Sébastien, vous n’aimez pas le foot, si tous vos proches sont scotchés devant la télé pendant trois semaines, consolez vous en vous plongeant dans la lecture des aventures des héros créés par les auteurs publiés aux Éditions Astoure. Rendez- vous sur http://astoure.site.voila.fr où vous pourrez consulter la liste de tous les titres !

J - 11

DAVID SAREL AUX 24 HEURES

            Chaque week-end ou presque, David Sarel défend la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour plaider celle de ses clients. David Sarel est un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

            Une partie importante de la prochaine aventure de David Sarel et du fameux Clan Vivia se déroulera aux prochaines 24 Heures du Mans.

            Tout le Clan Vivia prépare donc activement sa participation à l’épreuve mancelle. Vous trouverez dans les prochains jours quelques informations sur cet événement.

            Juste quelques éléments ! Car pour découvrir l’histoire, il faudra attendre les 24 Heures du livre du Mans où la troisième Aventure de David Sarel sera présentée en avant-première.

         En attendant, découvrez, si ce n’est déjà fait, les premières aventures de notre héros !

DAVID SAREL AUX 24 HEURES DU MANS

SUPENSE AUX 24 HEURES

            Chaque week-end ou presque, David Sarel défend la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour plaider celle de ses clients. David Sarel est un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

            Ce week-end se déroulent les essais préliminaires des 24 Heures du Mans. Naturellement, David Sarel y participe, tout comme les autres membres du fameux Clan Vivia. Depuis que l’Écurie Vivia a annoncé sa participation à l’épreuve mancelle, menaces et tentatives d’attentats se multiplient autour de ses leaders. Qui veut la peau du Clan Vivia ? Ses membres sortiront-ils vivants de la quinzaine mancelle qui s’ouvre ce week-end ?

            Réponse au mois d’octobre, à la sortie du troisième roman racontant les aventures de David Sarel.

En attendant, Éric, Nick, Denis, Arielle, Vanessa, Sébastien, Freddy, Daniéla et d’autres proches participent déjà aux premières Aventures de David Sarel. Retrouvez les dans ses romans déjà parus !

DEDICACES A SAINT-MALO

ÉTONNANTS VOYAGEURS !

Les romans policiers de Thierry Le Bras sont publiés aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ). Ils racontent Les aventures de David Sarel, avocat durant la semaine et pilote automobile le week-end. Cette série comprend pour l’instant deux livres : Circuit mortel à Lohéac et Faits d’enfer à Carnac. Le troisième sortira en octobre 2006.

Dans le premier roman de la série, plusieurs cadavres sont découverts entre Dinard et la Pointe du Grouin. Un tueur en série sévirait-il en Ille et Vilaine ? Effrayés par cette perspective terrifiante, les estivants fuient Saint-Malo et sa région. Les dernières pages de Circuit mortel à Lohéac apportent toutes les réponses qu’attend le lecteur au sujet des meurtres de la Côte d’Émeraude.

Habitant désormais Saint-Malo, Thierry Le Bras ne pouvait pas manquer Étonnants Voyageurs. Il dédicacera ses romans au stand des Éditions Astoure, les vendredi 2 juin, samedi 3 juin et lundi 5 juin.

Rappelons que de nombreuses anecdotes sur les personnages des romans de Thierry Le Bras figurent sur ce blog.

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