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F1, ESCALE A MONACO (3)

JEUNES POUSSES

         La F1 fait partie intégrante de l’univers de David Sarel, le héros dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

         Freddy Vivien, un des héros de Circuit mortel à Lohéac, fut un des pilotes de Formule 1 les plus brillants de sa génération (il est né en 1952 et remporta plusieurs titres de Champion du monde). Le lecteur observera que héros de fiction issus du Clan Vivia et pilotes réels se mêlent dans l’univers des Aventures de David Sarel. Freddy répond ici une nouvelle fois aux questions du journaliste Sébastien Ménier, un personnage qui jouera un rôle important dans les prochains épisodes des Aventures de David Sarel.

(Suite du texte mis en ligne le 30/05/2006)

SM : Le programme de Monaco comprenait bien sûr le Grand Prix de Formule 1, mais aussi d’autres courses, notamment celles de GP2 et .de Formule Renault 3,5 litres cette année. Ont-elles intéressé le public ?

FV : Il faut l’espérer. Je pense que oui, car ces épreuves sont traditionnellement acharnées. Seul regret, l’accident de l’excellent Nicolas Lapierre. J’espère qu’il se remettra très vite. Tout le monde veut gagner à Monaco, encore plus qu’ailleurs. Cela implique d’ailleurs de temps en temps des frictions, des accrochages et des carambolages.

SM : Cette volonté de gagner à tout prix est-elle justifiée dans les formules de promotion qui opposent de jeunes pilotes ? Une victoire à Monaco apporte-t-elle plus qu’une première place à Magny-Cours, Silverstone ou Hockenheim ?

FV : A Monaco, les jeunes pilotes courent devant les représentants les plus importants du monde du sport automobile. Les plus gros sponsors sont là aussi. C’est l’occasion idéale de se mettre en valeur. D’où une pression énorme pour les jeunes pilotes et les incidents de course qui en découlent.

            Quand j’ai gagné en Formule 3 ici, j’ai eu l’occasion le soir même de discuter avec plusieurs patrons d’écurie, dont ceux qui m’ont engagé en F1 deux ans plus tard. Je pense qu’avant cette course, ils ne connaissaient même pas mon nom. En une heure, je suis passé du stade de parfait inconnu à celui de valeur à suivre.

SM : Ton fils Aurélien court cette année en F3 Euroseries au sein du Team breton Brocéliande. Quand le vois-tu arriver en F1 ?

FV : Aurélien a 20 ans. Il en veut. Il a un super coup de volant. Maintenant, la F1 est un sport cruel. Peu de places pour beaucoup d’appelés. Il faut trouver la bonne voiture au bon moment. Aurélien va terminer la saison de F3 Euroseries – pour l’instant, il a gagné 2 courses, ce qui est parfait - , faire une ou deux saisons de GP2, et s’il tient ses promesses, je m’efforcerai de l’aider à trouver un bon baquet en F1. Sinon, il faudra qu’il trouve une autre raison de vivre. Sans doute en continuant à courir dans d’autres disciplines. D’excellents pilotes se sont trouvés bloqués aux portes de la F1 alors qu’ils méritaient d’y accéder. Philippe Tranech et Yvonnick Le Squernach qui pilotent maintenant chez Vivia, l’un en proto et l’autre en GT, en sont des exemples. Tout comme Sébastien Bourdais qui prouve aux USA qu’il est un pilote remarquable. Je pense pour ma part qu’il n’a rien à envier à un Alonso et qu’il ne ferait qu’une bouchée d’un Fisichella ou d’un Montoya. Mais le monde de la F1 n’est pas toujours d’une logique rigoureuse. Ceci dit, en père persuadé du talent exceptionnel de son fils, j’y crois.

SM : Tu joues en partenariat avec le d’avocats Éric Trélor - David Sarel et associés le rôle d’agent auprès du pilote de F1 Damien Brémant. Comptes-tu poursuivre cette mission une fois qu’Aurélien arrivera en F1 ?

FV : A priori, oui. Damien a cinq ans de plus qu’Aurélien. Il est déjà en F1 et est entré cette année dans le Club des vainqueurs de Grands Prix. Ils ne seront pas concurrents d’entrée. Après, s’ils font tous les deux partie des candidats au titre, tant mieux !

SM : Comptes-tu former un club des anciens Champions du monde de F1 pères de pilotes avec Keke Rosberg ?

Rires

FV : Je préférerais constituer avec Keke le Club des Champions du monde de F1 pères de pilotes Champions du monde. Si Nico devient Champion du monde, ce que je crois probable à moyen terme car c’est un garçon extraordinairement doué, et qu’Aurélien se montre aussi brillant que lui, c’est un club auquel je cotiserai avec grand plaisir.

SM : En incluant Nicolas Prost, le fils d’Alain, qui court en actuellement en F3 espagnole.

Moue dubitative

FV : Alain fut un excellent pilote, je ne peux pas le nier. Mais je n’ai jamais accroché avec lui au plan humain. Alors, le retrouver au sein d’un club…

SM : Tu as évoqué Philippe Tranech, qui a été accidenté à Spa durant la course des 1000 kilomètres. Comment va-t-il ?

FV : Philippe se remet doucement. Il sortira de l’hôpital en début de semaine prochaine et entamera sa rééducation à Kerpape. Comme cela, il sera tout près des bases du Clan Vivia et se sentira entouré. Il devrait reprendre le volant en course dans trois mois. Ses blessures le priveront malheureusement des 24 Heures du Mans cette année.

SM : Connaît-on la cause de l’accident ?

FV : La faute de pilotage est écartée. La défaillance technique semble hautement improbable. Tout laisse penser à un attentat contre l’Écurie Vivia. Des ennemis nous menacent depuis le mois de décembre, c’est à dire depuis l’annonce de notre présence en force aux 24 Heures du Mans avec des Vivia prototypes et GT. Ils ont tort de s’acharner sur nous. Nous ne renoncerons pas. Les auteurs des attentats à notre encontre sont des lâches, des vermines méprisables, des minables qui se dissimulent en rampant derrière le paravent de l’anonymat de leurs menaces. Ils ne nous font pas peur. Nous les dévoilerons. Et en tout état de cause, nous allons renforcer les mesures de protection afin de les empêcher de nuire. Ils iront - ou pour certains retourneront – très vite derrière les barreaux. J’en suis convaincu.

Pour tout savoir sur les attentats et menaces qu’évoquent Sébastien et Freddy, il faudra attendre le mois d’octobre 2006, date de sortie du troisième volet des Aventures de David Sarel. En attendant, Sébastien Ménier, Freddy Vivien et Daniéla Merle participent déjà aux premières aventures de David Sarel. Retrouvez les dans ses romans !

F1, ESCALE A MONACO (2)

L’AFFAIRE DES DIAMANTS

         La F1 fait partie intégrante de l’univers de David Sarel, le héros dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

         Freddy Vivien, un des héros de Circuit mortel à Lohéac, fut un des pilotes de Formule 1 les plus brillants de sa génération (il est né en 1952 et remporta plusieurs titres de Champion du monde). Le lecteur observera que héros de fiction issus du Clan Vivia et pilotes réels se mêlent dans l’univers des Aventures de David Sarel. Freddy répond ici une nouvelle fois aux questions du journaliste Sébastien Ménier, un personnage qui jouera un rôle important dans les prochains épisodes des Aventures de David Sarel.

(Suite du texte mis en ligne le 23/05/2006)

SM : Les téléspectateurs sont friands d’anecdotes savoureuses. Au Grand Prix de Monaco, la présence de people, de véritables stars les fait rêver, tout comme l’univers de luxe que symbolise la Principauté. J’aimerais donc que tu nous parles de cette ambiance.

FV : Une histoire récente illustre parfaitement l’univers monégasque au moment du Grand Prix, ce curieux mélange de démesure, d’excentricité et de fête qui fait rêver le public et enchante tous les participants.

            En 2003, l’Écurie Jaguar signe un accord de partenariat avec Steinmetz, réputé comme étant le joaillier qui crée les diamants les plus fins du monde.

SM : L’image prestigieuse de Jaguar semble en effet parfaitement s’accorder avec celle d’un grand joaillier.

FV : Pour célébrer cet accord et lui donner une belle dimension médiatique, Steinmetz crée deux diamants roses de 59,6 carats chacun destinés à être incrustés sur les capots des Jaguar au Grand Prix de Monaco. Toute la presse s’empare de l’événement. Chaque pièce vaut 250.000 £, ce qui fait dire à Mark Webber, pilote Jaguar à cette époque, qu’à Monaco, la sortie de piste coûtera encore plus cher qu’ailleurs.

SM : Une somme impressionnante. Quelle taille représentaient ces pièces ?

FV : Environ celle d’un bouton de chemise. Un détail qui présente son importance. Car dès le premier tour, Klien sort et tape le rail. Il abandonne sa monoplace à Mirabeau. Lorsqu’elle est ramenée au stand après la course, le diamant a disparu. Personne ne le trouvera non plus sur les lieux du choc. A-t-il roulé dans une bouche d’égout ? Fut-il volé par une pie attirée par son incomparable éclat ? Fait-il le bonheur de quelqu’un qui l’aura trouvé par hasard et s’en sera servi comme d’un billet de loto gagnant ? Mystère.

SM : Les diamants sont éternels. Il réapparaîtra un jour, là où personne ne l’attendra.

FV :Le plus drôle est que cette année-là, la Jaguar de Klien était peinte aux couleurs du film « Ocean’s 12 » dont le scénario raconte justement une histoire de vol de diamants !

SM : Les diamants sont les meilleurs amis des femmes, si on en croit Marylin Monroe, mais sûrement pas des voitures. De quoi décourager les sponsors d’orner les monoplaces de bijoux.

FV : Plus ou moins. Car l’année suivante, un joaillier a créé pour Kimi Räikkönnen et Juan-Pablo Montoya des casques sur lesquels leurs prénoms apparaissaient sertis de diamants.

SM : La leçon avait porté ses fruits. Les diamants étaient plus abrités.

FV : Oui. A condition bien sûr que Juan-Pablo Montoya ne perde pas la tête… D’ailleurs cette année, ce fut sur les volants des deux McLaren que le joaillier décida d’incruster ses diamants.

SM : Pour rester dans le domaine du luxe, que penser de la nouvelle perle de Shumacher en Principauté ?

FV : Absolument inacceptable. A mon sens, Schumacher aurait dû être exclu du Grand Prix de Monaco puis suspendu au moins jusqu’au Grand Prix de France à Magny Cours. Comme je le prévoyais, Schumi disjoncte et se comporte comme un voyou sur la piste dès qu’il ne domine plus. Samedi dernier, il essaie de faire perdre du temps à Alonso dans son tour le plus rapide afin de fausser les qualifications et de le faire rétrograder sur la grille. Personne ne croira qu’un pilote du talent de Schumi ait vraiment raté son freinage et calé. Après les précédents qui l’ont opposé à Damon Hill et à Jacques Villeneuve, il est navrant de constater qu’il n’ a toujours pas changé. C’est pour cette raison qu’à mon sens Schumacher n’a pas sa place dans la galerie des seigneurs du sport auto malgré son palmarès exceptionnel. Je ne veux pas parler de moi et m’inclure dans des comparatifs, mais j’affirme que jamais un Juan Manuel Fangio, un Stirling Moss, un Jim Clark, un Jackie Stewart ou un Ayrton Senna ne se serait comporté comme Schumacher.

Sébastien Ménier, Freddy Vivien et Daniéla Merle participent aux aventures de David Sarel. Retrouvez les dans ses romans !

F1, ESCALE A MONACO

         La F1 fait partie intégrante de l’univers de David Sarel, le héros dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

         Freddy Vivien, un des héros de Circuit mortel à Lohéac, fut un des pilotes de Formule 1 les plus brillants de sa génération (il est né en 1952 et remporta plusieurs titres de Champion du monde). Le lecteur observera que héros de fiction issus du Clan Vivia et pilotes réels se mêlent dans l’univers des Aventures de David Sarel. Freddy répond ici une nouvelle fois aux questions du journaliste Sébastien Ménier, un personnage qui jouera un rôle important dans les prochains épisodes des Aventures de David Sarel.

SM : Freddy, tu as gagné plusieurs fois à Monaco. Est-ce que cette course représente quelque chose de particulier par rapport aux autres ?

FV : Monaco est un Grand Prix incomparable, pour plusieurs raisons. Pour nous Français, c’est un peu un second Grand Prix à domicile. Comme de nombreux pilotes résident à Monaco, les deux tiers du plateau considèrent d’ailleurs qu’ils courent à la maison.

SM : L’événement mondain ne nuit-il pas à la course ?

FV : Monaco présente en effet cette double particularité d’être à la fois une des courses automobiles les plus célèbres du monde et- un lieu où la haute société aime se montrer. En outre, Monaco se court à l’époque du Festival de Cannes. Pour ma part, je ressentais d’autant plus cette particularité qu’à plusieurs reprises, mon épouse Daniéla qui est comédienne, était au Festival pour présenter un film pendant que j’effectuais les essais du GP. Mais attention, événement mondain ou pas, c’est un circuit très difficile. A Monaco, les pilotes roulent à quelques centimètres, souvent même quelques millimètres des rails. Le tracé procure des impressions que tu ne trouves nulle part ailleurs. La moindre erreur se paye cash. Celui qui gagne Monaco a géré un week-end absolument parfait. C’est à cause de cette difficulté extrême que tu vois au palmarès quelques pilotes qui ne disposaient pas des meilleures voitures du plateau mais dont le coup de volant méritait la plus belle reconnaissance.

SM : Par exemple ?

FV : Je pense notamment à Jean-Pierre Beltoise qui remporte la course sous la pluie en 1972 au volant d’une BRM et à Olivier Panis qui gagne en 1996, également sous la pluie, avec une Ligier.

SM : A l’inverse, certains grands noms manquent-ils au palmarès de la course ?

FV : Au moins deux. Jim Calrk d’abord, à qui Monaco n’a jamais réussi alors qu’il fait partie des plus grands pilotes de l’histoire de la F1. Et Didier Pironi, lui aussi un des plus grands pilotes de tous les temps, qui méritait de gagner en 1980 et en 1982 mais qui, les deux fois, fut trahi par la technique.

SM : As-tu une anecdote particulière à nous raconter sur Monaco ?

FV : Je commencerai par une anecdote étrangère à la compétition. Une année, je gagne le Grand Prix au volant de ma Priceley. Daniéla qui était à Cannes, avait quitté le Festival le dimanche matin pour me rejoindre à Monaco. En attendant son taxi devant le Carlton, elle pose ses bagages et signe quelques autographes à des fans. Lorsqu’il partent, elle se rend compte que ses bagages ont disparu. Plus rien. Heureusement encore qu’elle avait ses papiers et sa carte de crédit dans son sac à main…

SM : Il y a décidément des voleurs partout, même dans les lieux les plus réputés.

FV : Dans le cas des vedettes du show-bizz, les voleurs sont souvent des fans qui veulent à tout prix posséder des objets ayant appartenu à la star qu’ils vénèrent. Souvent, nos poubelles ont été vidées par des admirateurs fétichistes. Nous avons même appris qu’une petite culotte de Daniéla trouvée dans notre poubelle a été revendue 5.000 Francs en 1987.

SM : Incroyable !

FV : Mais vrai. Pour en revenir au week-end que j’évoquais, Daniéla arrive tout de même au circuit en fin de matinée et assiste à la course depuis notre stand. Comme je gagne, nous sommes invités au dîner de gala avec la famille princière. Mais les robes de soirée de Daniéla étaient dans les bagages qui lui ont été volés. Elle n’avait pas d’autres vêtements que l’ensemble en toile sportswear qu’elle portait depuis le matin. Une tenue décontractée, parfaite pour assister à la course, mais déplacée pour un dîner de gala. D’autant que nous savions par expérience, comme j’avais déjà gagné à Monaco, que le vainqueur et son épouse sont placés à la table d’honneur avec la famille princière.

SM : Comment Daniéla a-t-elle fait ?

FV : Système D. Nous avons demandé au patron de l’hôtel où j’étais descendu de nous aider. Il a prêté une robe du soir appartenant à sa fille. Une des femmes de chambre était excellente couturière. Elle s’est occupée des retouches. La robe tombait parfaitement. Nous avons donné 10.000 Francs de pourboire à la femme de chambre qui a fait les retouches. Elle le méritait bien, d’autant qu’elle s’était montrée très gentille et n’avait rien demandé. Le soir, personne n’a remarqué que Daniéla portait une robe d’emprunt…

Sébastien Ménier, Freddy Vivien et Daniéla Merle participent aux aventures de David Sarel. Retrouvez les dans ses romans !

DEDICACE A CARNAC

LE LIEU DU CRIME ?

Les romans policiers de Thierry Le Bras sont publiés aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ). Ils racontent Les aventures de David Sarel, avocat durant la semaine et pilote automobile le week-end. Cette série comprend pour l’instant deux livres : Circuit mortel à Lohéac et Faits d’enfer à Carnac.

Dans le deuxième roman de la série, une dédicace sur les lieux de l’histoire s’imposait. Ce sera chose faite le samedi 27 mai 2006.

Thierry Le Bras dédicacera ses romans à la Maison de la presse de Carnac,

         - le matin de 10 heures 30 à 12 heures 30 ;

         - l’après-midi, de 15 heures à 18 heures.

Rappelons que la présentation de Faits d’enfer à Carnac figure sur ce blog (archives de mars, texte mis en ligne le 25 mars 2006 sous le titre « Une nouvelle aventure de David Sarel).

QUELQUES SITES A VISITER

Pour ceux qui découvriraient ce blog, rappelons qu’il est consacré à David Sarel, un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac »

Voici quelques sites conseillés par Thierry Le Bras, l’auteur des Aventures de David Sarel :

www.TLBpresse.com , le site de Thierry Le Bras

:http://astoure.site.voila.fr , le site de l’éditeur des Aventures de David Sarel

www.catycaly.com : site officiel de Caty Caly, pilote automobile et animatrice sur AB MOTEUR

www.bastien-briere.com : le site officiel du pilote Bastien Brière que les lecteurs des Aventures de David Sarel retrouveront bientôt dans un épisode aux côtés du Clan Vivia !

www.fabienremblier.com : le site officiel de Fabien Remblier, comédien et réalisateur

http://perso.wanadoo.fr/commisssairegarnier 

www.laurent-segalen.com 

http://pageperso.aol.fr/auteurslg/lg.html : 3 sites d’auteurs publiés aux Éditions Astoure

www.infoscourse.org : le site des épreuves d’endurance sur lequel vous trouverez d’ailleurs des articles et des photos de Thierry Le Bras

www.didierpironi.net : un site consacré à Didier Pironi qui fut un des plus grands pilotes de Formule 1 et méritait de devenir le premier Champion du monde français dans cette discipline ; ce site a été créé par Jan Möller, auteur de « Diidier, dreams and nightmares »

http://pironi.blogspot.com : un blog créé par Jan Möller et dédié à Didier Pironi

www.sebastienloeb.com : le site officiel de l’extraordinaire pilote automobile Sébastien Loeb, double Champion du monde des rallyes, en route pour construire un palmarès inégalable !

http://brian-joubert.free.fr/ : site officiel du sympathique et excellent patineur français Brian Joubert

www.rafael-nadal.net :

www.vamosrafael.com : sites consacrés au prodige du tennis, Rafaël Nadal

www.richardgasquet.net : site officiel du jeune et brillant tennisman Richard Gasquet

http://fabricesantoro.info : blog consacré à Fabrice Santoro, véritable magicien du tennis

http://ameliemauresmo.fr : site officiel d’Amélie Mauresmo, la meilleure tenniswoman du monde !

www.mickael-pichon.com : le site officiel du double Champion du monde de moto-cross

www.laurent-bourgnon.com : le site officiel de Laurent Bourgnon, un des plus grands coureurs au large de tous les temps.

www.pailler-competition.com ,

www.mikael-pailler.com ,

www.serazin-competition.com ,

www.lannoye.rallycross.be ,

http://mda.competition.monsite.wanadoo.fr ,

http://rallyebzh.online.fr : sites de pilotes de Rallycross.

http://perso.wanadoo.fr/rallycross-news : un excellent site consacré au Rallycross.

www.rallycrossloheac.net : le site officiel du Rallycross de Lohéac

www.ffsa.org : site officiel de la Fédération française de sport automobile

www.nico-rosberg.com : site officiel du pilote de Formule 1 Nico Rosberg, jeune prodige de la discipline

www.olivier-panis.com : les site officiel d’Olivier Panis

www.vidiot.com/UPN/DG/Calvert.html : site présentant le comédien américain James Calvert et la série Deadly Games dont il est le personnage principal

DAVID SAREL RACONTE UNE BONNE BLAGUE

D’AVOCAT

Cette scène s’est déroulée hier soir dans la propriété de David à Ploemeur. Après une journée chargée au bureau, David, son parrain et associé Éric et Arnaud, fils d’Éric et avocat stagiaire au cabinet, sortaient de la piscine et dégustaient un long drink dans le jardin avant de dîner.

« Un client m’en a raconté une bonne ce matin, lança David. Une blague sur les avocats. »

- Un argument choc pour justifier que les clients ne payent pas leurs honoraires, plaisanta Arnaud qui, quoique jeune dans le métier, avait déjà compris à quel point il faut se méfier de la rouerie des clients, spécialement lorsqu’il s’agit de petits patrons.

- Peut-être, au second degré, admit David. C’est l’histoire d’une querelle entre Saint-Pierre et le Diable. Contrairement à une croyance fort répandue, l’enfer ne se trouve pas sous terre, mais au ciel aux frontières du paradis. L’enfer et le paradis sont mitoyens.

- Il est vrai que déjà sur terre, il faut peu de chose pour passer du paradis à l’enfer ou vice-versa, intervint Éric en souriant.

- Et justement, Saint- Pierre et le Diable craignent que leurs pensionnaires s’influencent, reprit David. Les filles de l’enfer tentent les hommes qui sont au paradis. Les conditions de vie au paradis amènent les habitants de l’enfer à revendiquer auprès du Diable, notamment sur le fonctionnement de la climatisation. Ils menacent de créer un syndicat, d’exiger une convention collective. Les uns et les autres sont tentés de franchir la frontière de temps en temps. Un cauchemar pour Saint-Pierre comme pour le Diable.

- Ah, les problèmes de mitoyenneté, soupira Arnaud qui se souvenait encore des nombreuses jurisprudences étudiées en droit civil lorsqu’il était à la fac.

- Donc un jour, Saint-Pierre et le Diable se sont réunis. Après discussion, négociations et concessions réciproques, ils ont convenu et arrêté le principe de la construction d’un mur mitoyen entre l’enfer et le paradis. Chacun vivrait chez soi sans troubles de voisinage. Le mur fut rapidement édifié.

- Pas de retard dans la construction ni de malfaçons ? s’enquit Éric.

- Aucun. Tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. La paix entre l’enfer et le paradis, pensa candidement Saint-Pierre.

- Pas pour longtemps je présume, déclara Arnaud. Le Diable est comme certains petits clients. Rien ne vaut moins que sa parole à part bien sûr sa signature.

- Exact ! renchérit David. Le Diable ne résiste pas au besoin de faire le mal. C’est une de ses faiblesses. Remarque bien que certains de nos adversaires et même quelques clients lui ressemblent. Donc, une nuit de pleine lune, le Diable démolit le mur sous les hurlements fiévreux des loups garous venus marchander leur soutien.

- Aïe, dit Arnaud. Saint-Pierre a dû gueuler.

- Bien sûr, le lendemain matin, Saint-Pierre passe un savon au Diable. Il lui dit vertement sa façon de penser, lui assène que décidément, il ne changera jamais, qu’il restera toujours sulfureux, méchant, menteur, nuisible… Le Diable rigole. Plus Saint-Pierre hurle, plus son ennemi danse joyeusement, sa fourche à la main, crachant des flammes terrifiantes. « Tu vas me faire un procès, je suppose, ricane le Diable ». « Et comment, riposte Saint-Pierre. Je demande la reconstruction à tes frais plus des dommages et intérêts pour troubles de voisinage. » Le Diable rit toujours. «  Tu vas perdre, triomphe-t-il avec une assurance qu’il veut tous risques. Ici en enfer, j’ai tous les avocats et les juges avec moi. »

David Sarel est le héros récurrent des romans écrits par Thierry Le Bras et parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) . Avocat  durant la semaine, David défend la cause de ses clients devant les tribunaux. Puis le week-end, il enfile sa combinaison et son casque pour défendre celle des Automobiles Vivia sur les pistes. Pour découvrir ses aventures les plus palpitantes, n’hésitez pas à lire « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac », les premiers romans qui le mettent en scène.

DEDICACES A RENNES

CARREFOUR DES DÉDICACES

Thierry Le Bras dédicacera ses romans samedi prochain, 20 mai 2006 :

- le matin au Centre commercial Carrefour de Cesson Sévigné ;

- l’après-midi au Centre commercial Carrefour Alma.

Les romans policiers de Thierry Le Bras sont publiés aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ). Ils racontent Les aventures de David Sarel, avocat durant la semaine et pilote automobile le week-end. Cette série comprend pour l’instant deux livres : Circuit mortel à Lohéac et Faits d’enfer à Carnac.

F1, QUAND RIEN NE VA PLUS

         La F1 fait partie intégrante de l’univers de David Sarel, le héros dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

         Freddy Vivien, un des héros de Circuit mortel à Lohéac, fut un des pilotes de Formule 1 les plus brillants de sa génération (il est né en 1952 et remporta plusieurs titres de Champion du monde). Le lecteur observera que héros de fiction issus du Clan Vivia et pilotes réels se mêlent dans l’univers des Aventures de David Sarel. Freddy répond ici une nouvelle fois aux questions du journaliste Sébastien Ménier, un personnage qui jouera un rôle important dans les prochains épisodes des Aventures de David Sarel.

SM : La course de Ferrari au Nürburgring annonce-t-elle que les voitures rouges redeviendront bientôt imbattables ?

FV : Je ne le pense pas. La Ferrari de Schumacher double la Renault d’Alonso dans les stands grâce à l’extraordinaire intelligence de course de Jean Todt. Damien Brémant sur la Priceley réalise un véritable exploit et démontre brillamment qu’il fait désormais partie des meilleurs pilotes du monde. Felipe Massa, Kimi Raïkkönen et Nico Rosberg confirment leurs qualités. Jenson Button est malheureusement victime d’une nouvelle défaillance mécanique sans laquelle il aurait encore écrasé Barrichello. Tous ces pilotes sont capables de venir jouer la victoire. Ce sera sans doute aussi bientôt le cas de la BMW de Nick Heidfeld qui souffrait d’un problème d’adhérence dimanche dernier.

SM : Tu penses donc que la course de Barcelone sera ouverte.

FV :Tout à fait. Alonso sera sur ses terres, mais en F1, ce n’est pas un avantage déterminant. Les autres sont aussi motivés que lui. Et à ce niveau, tous les pilotes savent tirer la quintessence de leurs machines.

SM : As-tu des anecdotes à nous raconter sur le GP d’Espagne ?

FV : Je choisirai cette semaine une anecdote historique. Pour mémoire, le premier GP d’Espagne a été couru en 1951. Il fut remporté par Juan-Manuel Fangio. Deux ans plus tard, Ascari, pilote Ferrari, mène le championnat du monde devant Fangio, qui a été engagé par Maserati. A cette époque, les deux constructeurs sont indépendants. Ils n’appartiennent pas encore au groupe FIAT. Il reste deux courses, Monza et l’Espagne. Avant même l’épreuve italienne, Enzo Ferrari annonce son retrait après le Grand Prix d’Italie. Les organisateurs espagnols paniquent. On les dit en difficulté financière. Que va devenir leur épreuve sans Ferrari ? Ils prennent les devants et annulent le Grand Prix de Barcelone. Ascari se classe troisième à Monza et remporte le championnat. Bien sûr, dès la première course de 1954, les Ferrari étaient au départ.

SM : As-tu de nouvelles infos sur les transferts ?

FV : Non, bien que les transferts commencent de plus en plus tôt. Alonso a signé avec McLaren pour 2007 dès avant le début de la saison 2006. Montoya avait pratiqué de la même manière lorsqu’il quitta Williams. Rien de précis ne permet aujourd’hui d’affiner le bien-fondé des rumeurs de transfert, bien que certains semblent penser que Kimi a déjà signé un contrat avec Ferrari pour l’an prochain. Si tel est le cas, j’espère qu’il fera équipe avec Massa. Il serait dommage de sacrifier le jeune Brésilien pour permettre à Schumi de faire une année supplémentaire qui ne lui apporterait rien et serait peut-être l’année de trop, surtout face à Kimi. Une petite précision pour terminer. Je n’ai jamais cru à l’éventualité de Schumacher chez Renault. Une phrase assassine de Flavio Briatore confirme mes certitudes. Le sémillant Flavio a fait part de son opinion à Autosprint et ses propos ont été repris par tes confrères d’Autohedo : « Ma comment peut-on me demander de parler de mon intérêt pour Schumacher ? C’est comme s’enquérir de savoir comment s’est passée ma soirée … avec une nonagénaire. »

SM : Un réponse significative en effet quand on connaît le goût de Flavio Briatore pour les top-modèles !

COMBATTONS L'AUTOPHOBIE (3)

            Pour ceux qui découvriraient ce blog, précisons qu’il est consacré à David Sarel, un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac »

Pilote de haut niveau, David Sarel défend chaque week-end la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour défendre celle de ses clients.

            Pilote et avocat, David ne saurait rester insensible aux méfaits de l’hystérie autophobe.  Il répond ici à l’interview menée par le journaliste Sébastien Ménier, nouveau membre du fameux Clan Vivia.

SM : Les statistiques semblent montrer des progrès en matière de sécurité routière. Qu’en penses-tu ?

DS : Franchement, les statistiques, c’est comme la minijupe, ça donne une idée mais ça cache l’essentiel. Ceci dit, je me réjouis naturellement que le nombre de blessés et de tués sur les routes diminue.

SM : Crois-tu que le renforcement des contrôles et les radars fixes en soient la cause ?

DS : Je n’en suis pas persuadé, loin s’en faut. D’abord, les analyses officielles des sacro-saintes statistiques n’ont pas tenu compte de la réduction des kilométrages parcourus par les Français en raison du renchérissement très sensible des prix des carburants. Elles ignorent aussi l’amélioration permanente de la qualité des véhicules, tout comme l’ouverture de nouveaux tronçons d’autoroute et de quatre voies. Ces tronçons se révèlent les plus sûrs nonobstant la vitesse supérieure des usagers. Quant à la multiplication des radars, je ne crains pas d’affirmer qu’elle cause des accidents au lieu de les éviter. Contraints à rouler à basse vitesse, les automobilistes ne se concentrent plus lorsqu’ils conduisent. Ils ne regardent plus la route mais cherchent le radar sur le bas–côté ou dans une voiture banalisée. D’où de nombreux accidents causés par l’inattention.

SM : Les Français semblent pourtant majoritairement favorables aux limitations de vitesse…

DS : Certes. Ils sont victimes de la démagogie des politiques. Mais tu constateras que si tu te cales à 130 sur autoroute ou à 110 sur une quatre voies, tu seras doublé sans arrêt. Pas seulement pas des Vivia, des Porsche, des BMW ou des Mercedes, mais aussi par des petits Diesel. Les voitures contemporaines apportent confort et sécurité bien au-delà des vitesses autorisées. Si tout le monde viole une loi, c’est qu’elle est mauvaise, inadaptée.

SM : Pourquoi cette réponse aux sondages alors ?

DS : D’abord, les sondeurs créent un climat anxiogène qui fausse le résultat. Les sondés ne souhaitent pas que le nombre de morts augmente, donc ils se sentent obligés de répondre en faveur de la répression routière. N’oublie pas que la France reste un pays anarcho-monarchique. Le Français combat pour une liberté, celle de râler, mais paradoxalement, il demande un pouvoir fort qui résolve tous les problèmes de manière autoritaire et répressive.

SM : D’autres facteurs ?

DS : Oui, d’ordre psychologique. Beaucoup de conducteurs souhaitent que ceux qui les doublent sur l’autoroute soient sanctionnés. Pas par mesure de sécurité, mais par jalousie, parce qu’ils ne supportent pas que leur voisin possède un coupé 3 litres ou un beau 4X4 quand ils se contentent d’un berline 2 litres Diesel. A défaut d’oser lui rayer sa voiture, ils espèrent qu’il se fera arrêter par les gendarmes. La preuve, les 4X4 ne sont pas les véhicules les plus rapides. Ils soulèvent pourtant une véritable levée de boucliers parce qu’ils sont achetés par une classe aisée qui aime les belles voitures.

SM : Leurs détracteurs évoquent des préoccupations écologiques.

DS : Prétexte souvent fallacieux de personnes dont la fibre écologique s’éteindra au prochain pique-nique que beaucoup concluront en balançant leurs papiers gras, leurs canettes et tous leurs déchets sur le site qui leur a offert son magnifique paysage et son atmosphère conviviale. Vivia a sorti le 4X4 Aventura en motorisation hybride afin de polluer moins qu’un véhicule ordinaire. Cela n’empêche pas des vandales de s’en prendre aux véhicules de certains possesseurs de la marque avec autant de hargne que s’il s’agissait d’un gros diesel qui dégage des volutes de fumée noire. Tu constateras que les monospaces et les camping-cars ne sont pas des modèles d’économie non plus, mais que les écolos les plus radicaux n’osent pas les critiquer parce qu’ils symbolisent des classes d’électeurs dont ils espèrent conquérir quelques suffrages.

SM : C’est tout à fait vrai. Quelles mesures suggères-tu en faveur de la sécurité routière ?

DS : Une meilleure formation des conducteurs et un permis à deux vitesses. Je considère que la faculté de plupart des conducteurs de contrôler leurs véhicules est dangereusement insuffisante. Je suis par exemple choqué par la conduite des gens sous la pluie. Tu te rends compte qu’ils n’augmentent pas l’écart avec les voitures qui les précèdent parce qu’ils ne réalisent pas l’allongement des distances de freinage. La préparation du permis devrait inclure des cours de conduite sur sol glissant et des mises en situation sur piste comme le pratique l’École de Jean-Pierre Beltoise à Trappes. En outre, de nombreux chauffeurs affirment lorsqu’ils analysent l’accident qu’ils ont vécu que pendant une fraction de seconde, ils auraient pu l’éviter mais qu’ils ne l’ont pas fait. Il est tentant d’en conclure que ces personnes ont adopté un comportement suicidaire parce que leur vie privée ou professionnelle leur semble si insupportable qu’elles ont été tentées d’y échapper. Là, ce ne sont tout de même pas les performances de leurs voitures qui sont responsables de leur mal de vivre ! Il faut que les conducteurs apprennent à conduire de manière responsable. Cinquante à l’heure dans une ville intra-muros à côté d’une école, c’est encore trop. Vingt mètres de distance entre deux véhicules à cent sous la pluie sur autoroute, ce n’est pas assez et c’est source de carambolages. Mais 180 sur un autoroute dégagé par beau temps pour un conducteur adroit et formé au volant d’une Vivia, d’une BMW ou d’une Porsche, c’est bien moins dangereux que 90 sur route pour un automobiliste moyen au volant au volant d’une voiture traditionnelle.

Par ailleurs, je serais favorable à une sorte de Super-permis qui, après examen, donnerait aux conducteurs les plus formés à la conduite et les plus adroits le droit de rouler à une vitesse supérieure aux automobilistes de premier niveau.

SM : Crois-tu que les pouvoirs publics suivent un jour cet avis ?

DS : Je ne me fais pas d’illusions. Il se trouvera toujours des politiques pour affirmer que la voiture est le symbole des inégalités sociales et que mon projet donnerait aux plus riches le droit de tuer les plus pauvres alors qu’il consiste seulement à sortir de l’alignement sur les plus mauvais. Pourquoi en effet condamner tout le monde à rouler à basse vitesse parce que certains ne savent pas bien conduire et ne le sauront jamais ? Devons-nous tous manger des hamburgers parce que certains ne savent pas cuisiner ? Bien sûr que non. Certains conducteurs représentent bien moins de risques à 200 que d’autres à 90. Mais nos compatriotes se laissent abuser par la démagogie autophobe de politocards qui les traitent comme des enfants pris la main dans le pot de confiture dès qu’ils enfreignent légèrement une réglementation inadaptée. C’est inacceptable. Nos gouvernants n’ont pas toujours raison lorsqu’ils veulent imposer des contraintes supplémentaires aux Français. L’attitude stupidement entêtée du pouvoir dans l’affaire du CPE n’en est-elle pas une démonstration ?

COMBATTONS L'AUTOPHOBIE (2)

Politocards Citroënistes

            Rares sont aujourd’hui les politiciens qui osent afficher de la sympathie pour le sport automobile, ni d’ailleurs tout simplement pour la voiture.

            Au dernier Mondial de l’automobile, Jacques Chirac évita de visiter les stands Porsche et Ferrari. Il s’inspira ainsi de son prédécesseur et « Grand ami » Valéry Giscard d’Estaing qui, lorsqu’il était président, refusa purement et simplement de se rendre au Salon de l’auto.

En matière d’automobile, les goûts de notre président actuel se seraient-ils arrêtés à la CX ? Une fois en retraite, songera-t-il à troquer sa C 6 de fonction contre une Xantia équipée d’un klaxon qui beugle la cucaracha, véhicule hautement symbolique depuis la diffusion de Caméra café ? Dans cette série humoristique et caustique, rappelons que la berline Citroën sert fidèlement les déplacements de Jean-Claude Convenant, le VRP folklorique et un tantinet alcoolique de l’entreprise. Où s’arrêtera « La tragédie du président » ?

            Un autre homme d’état, un temps grand ami de la France, se distingua lui-aussi par son amour d’une Citroën. La scène, totalement véridique, se déroula en 1975. Un chef d’état africain fut en effet proclamé vainqueur d’un rallye au volant d’une SM. Il s’agissait du redoutable Idi Amin Dada. Le sinistre dictateur se considérait comme un grand sportif. Il avait déjà lancé un défi au boxeur Cassius Clay. Aussi n’hésita-t-il pas, lorsqu’il eut donné le départ du premier Rallye de l’Unité Africaine, à embarquer toute sa famille dans la SM que venait de lui offrir le gouvernement français dont un certain Jacques Chirac était alors premier ministre, et à se lancer dans la compétition.

            Il franchit la ligne d’arrivée avant les autres concurrents, mais après avoir emprunté quelques raccourcis… Ses adversaires, redoutant sans doute le rigueur du régime carcéral local et le goût immodéré de leur président pour les exécutions sommaires et les crocodiles, jugèrent prudent d’éviter toute réclamation !

            Comme quoi, lorsque les politocards s’intéressent à l’automobile, il faut s’inquiéter.

Georges Pompidou posséda une Porsche. Sa femme et lui ne cachaient pas leur goût de la vitesse. François Mitterrand ne dissimula jamais son amitié pour Guy Ligier et soutint son défi d’une écurie française de F1. Jacques Chirac refuse quant à lui de regarder les plus belles voitures et ne voit dans l’automobile qu’un facteur d’insécurité…

                                                                                                                        Thierry Le Bras

PS :

Que les Citroënistes se rassurent, ce billet d’humeur n’est pas destiné à les choquer ni à dénigrer leur marque favorite. Ce n’est pas de leur faute si un président universellement raillé associe son image à un modèle trentenaire dont nous rappellerons qu’il se révéla, à son époque, un excellent véhicule. Ils ne sont pas responsables non plus des élucubrations du dictateur africain au volant d’une voiture qui constitua un véritable joyau de technologie.

Et ces images peu valorisantes pour la communication de la marque au double chevron sont largement compensées, effacées même, par les exploits du magnifique Sébastien Loeb au volant de la Xsara WRC !

            Pour ceux qui découvriraient ce blog, précisons qu’il est consacré à David Sarel, un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac »

Pilote de haut niveau, David Sarel défend chaque week-end la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour défendre celle de ses clients.

            Pilote et avocat, David ne saurait rester insensible aux méfaits de l’hystérie autophobe.

COMBATTONS L'AUTOPHOBIE (1)

La démagogie des politocards !

Dès qu’un gouvernement est en difficulté, il lance une campagne pour la sécurité routière. La recette marche depuis quatre décennies, alors pourquoi en changer ? L’automobiliste devient la cible de tous les courroux judiciaires et administratifs, l’ennemi numéro 1 traqué par les forces de l’ordre, la cible de procédures d’exception ignorant tous les principes protégeant normalement le justiciable de l’arbitraire, et la manne des ministres incapables de gérer les déficits publics. Nul doute que pour les initiateurs de campagnes autophobes, Al-Qaïda n’est qu’une colonie de joyeux plaisantins à côté de l’automobiliste qui ose monter sa BM ou sa 407 à 150 sur autoroute. Le conducteur de voiture performante et sûre est indiscutablement le nouveau Mesrine du XXIème siècle pour nos politocards…

Parions donc que les prochaines semaines verront un déchaînement des campagnes de dénigrement des automobilistes et de l’automobile. Et pourtant, nos politiques sont si persuadés des dangers de la vitesse qu’ils ne respectent pas les limitations. L’enquête d’un grand hebdomadaire spécialisé à ce sujet s’avéra fort édifiante au moment des dernières présidentielles.

            A défaut d’un parti politique défendant nos droits d’automobilistes raisonnables, décomplexant enfin notre qualité, il existe au moins une association sensible à notre situation.

René Queffelec, dirigeant bien connu de l'Automobile Club de l'Ouest et ancien pilote a eu le courage de lancer l'initiative.

Soutenons le en diffusant son message à tous nos contacts et en nous exprimant sur le site puis en adhérant à l'association si ses buts nous conviennent.

Avec l’autophobie excessive et hystérique qui se développe, outre notre liberté "raisonnable » de circuler, c'est aussi le sport automobile qui est menacé ! Certes, nous ne vous invitons pas à exercer ce sport sur route ouverte, mais nous ne pouvons accepter qu’il soit discrédité et systématiquement agressé par les autophobes qui détestent l’automobile et la liberté qu’elle symbolise.

Rendez-vous sur : www.40millionsdautomobilistes.com

            Pour ceux qui découvriraient ce blog, précisons qu’il est consacré à David Sarel, un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac »

Pilote de haut niveau, David Sarel défend chaque week-end la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour défendre celle de ses clients.

            Pilote et avocat, David ne saurait rester insensible aux méfaits de l’hystérie autophobe.

F1, UN MONDE DE RUMEURS

UN BRUIT QUI COURT…

         La F1 fait partie intégrante de l’univers de David Sarel, le héros dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

         Freddy Vivien, un des héros de Circuit mortel à Lohéac, fut un des pilotes de Formule 1 les plus brillants de sa génération (il est né en 1952 et remporta plusieurs titres de Champion du monde). Le lecteur observera que héros de fiction issus du Clan Vivia et pilotes réels se mêlent dans l’univers des Aventures de David Sarel. Freddy répond ici une nouvelle fois aux questions du journaliste Sébastien Ménier, un personnage qui jouera un rôle important dans les prochains épisodes des Aventures de David Sarel.

SM : Ferrari a gagné à Imola. Crois-tu que cette victoire annonce un retour au top des voitures rouges ?

FV : Les Ferrari se montrent plus compétitives que l’an dernier, c’est indéniable. Toutefois, elles roulent avec des pneus Bridgestone dont la plage d’utilisation est plus limitée que celle des Michelin. Je ne crois pas que les Ferrari soient dans le coup partout. Et je reste convaincu que Schumacher gérera difficilement une concurrence vive avec son équipier et la jeune garde de la F1. Felipe Massa a connu un début de saison un peu difficile, mais au plus tard à la mi-saison, il devancera régulièrement le baron rouge. La motivation de Schumi s’épuisera. En outre, malgré son talent incontestable, il commet des fautes lorsqu’il se trouve en condition de concurrence exacerbée. Je ne parle pas seulement d’erreurs, mais aussi de comportements discutables, des sales coups qui le mettent en retrait par rapport aux autres rois de l’histoire de la F1 malgré ses records.

SM : Certains circuits représentent un symbole particulier. Est-ce le cas du Nürburgring. ?

FV : Bien sûr. Ce circuit développait à l’origine 22 km, soit beaucoup plus que toutes les autres pistes. Autant dire que si tu tombais en panne quelque part, tu pouvais prévoir une belle séance de marche à pied pour regagner les stands. Le tracé, au milieu du massif de l’Eifel, comportait du relief, des virages très variés, le tout dans un paysage forestier absolument superbe. Pour ma part, je n’ai jamais couru en F1 sur les 22 km de l’ancien circuit. Je suis arrivé en F1 en 1977. Or, ce circuit appelait depuis plusieurs saisons de nombreuses critiques de la part des pilotes. Il était trop dangereux et sa longueur ne permettait pas la présence de commissaires partout. En 1976, Niki Lauda est sorti de la route dans une grande descente à plus de 200 à l’heure. Sa voiture a percuté un talus et est revenue au milieu de la piste. Un autre monoplace l’a percutée. Niki a perdu son casque et sa Ferrari a pris feu. Deux autres pilotes, Arturo Merzario et Edwards l’ont sorti du brasier. Il souffrait de fractures, d’un enfoncement de la cage thoracique, de lésions aux poumons et de brûlures. Arrivé à l’hôpital, un prêtre lui a administré l’extrême onction. Niki Lauda s’en est finalement tiré et a repris le volant avant la fin de la saison. Mais la F1 n’est plus revenue sur ce tracé. Les Grands Prix d’Allemagne se sont déplacés à Hockenheim. Le tracé actuel est conforme aux normes de sécurité. Mais une rumeur insistante tend à laisser penser que le Ring va à nouveau perdre la F1. Le Nürburgring accueille désormais le Grand prix d’Europe et plus celui d’Allemagne qui est resté à Hockenheim. Or, il est fortement question que le GP d’Europe ait lieu à Valence dès 2008.

SM : Ton pronostic pour dimanche ?

FV : Je n’ai pas de boule de cristal. Mais je vais m’avancer en prédisant un triomphe des jeunes surdoués. Donc, je vois :

1 – Damien Brémant (Priceley)

2 – Kimi Raïkkönen (McLaren – Mercedes)

3 – Nico Rosberg (Willams)

4 – Jenson Button (Honda)

5 – Felipe Massa (Ferrari)

6 – Nick Heidfeld (BMW Sauber)

7 – JC Fisichella (Renault)

8 – Jarno Trulli (Toyota)

SM: Les rumeurs les plus folles courent actuellement quant aux transferts. Qu’en penses-tu ?

FV : Certaines sont vraisemblables. Elles dépassent le stade de rumeurs pour devenir des possibilités, voire des négociations. L’arrivée de Valentino Rossi chez Ferrari par exemple me semble assez probable. Valentino a tout gagné en moto. Même s’il adore toujours autant cette discipline, tenter un nouveau challenge en F1 ne peut pas le laisser indifférent. Seul un pilote moto a réussi jusqu’à présent à devenir champion du monde en F1. Il s’agit de John Surtees. Je suis sûr que Valentino se voit bien relever le même défi.

SM : Et Schumacher chez Renault ?

FV : Je n’y crois pas une seule seconde. Alonso quitte Renault parce qu’il considère que son employeur ne le paye pas assez. Jamais Renault ne cédera aux prétentions financières de Schumacher. Ni Cesare Fiorio ni Carlos Ghones ne sont réputés pour leur générosité. Je te parie, tiens, un magnum de Champagne, que la rumeur n’est pas fondée. Sans compter que Schumi a l’habitude d’évoluer dans une écurie qui lui est toute dévouée. Il entretient des relations quasi familiales avec Jean Todt dont l’intelligence concourt grandement à ses succès. Je ne le vois pas quitter son cocon doré pour un marigot inconnu.. Pour moi, c’est de l’intox.

SM : Prost reprenant ou créant une écurie ?

FV : Faux. Prost a trop mal vécu l’échec de son écurie pour revenir en F1. D’ailleurs, la prochaine équipe admise au sein du Club F1 sera Prodrive. Je ne vois pas de place pour Prost.

SM : Priceley rachetant Vivia ?

FV: Faux, je peux te l’assurer. Lance la rumeur la plus folle dans le paddock, raconte par exemple à Monaco que Madona s’associe à Tom Cruise et Matt Damon  pour acheter McLaren, puis que PPDA va quitter le JT de TF1 et s’occuper des relations presse de l’écurie, la rumeur vivra. Cinquante magazines People la reprendront dans le monde entier.

            Au printemps 1982, la rumeur avait couru que Ferrari allait quitter la F1 avant la fin de saison. J’en avais parlé à Didier Pironi. Il m’avait affirmé que les pilotes n’étaient au courant de rien, ce qui rendait la thèse de l’arrêt de Ferrari fort peu crédible. De fait, la Scuderia Ferrari ne s’est jamais retirée.

UN RALLYE MAL ENGAGE (3)

LE BOUQUET FINAL

            Le week-end, David Sarel défend la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour défendre celle de ses clients. David Sarel est un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac »

David raconte ici les péripéties d’un rallye couru avec son ami Nick

Suite des textes mis en ligne les 1er et 3 mai 2006

            Malgré nos figures acrobatiques, nous restions en tête. Nous bénéficierions de 30 minutes d’assistance après la dernière spéciale du jour avant de rentrer au parc fermé. Notre chef mécano espérait en profiter pour résoudre notre problème de sélecteur.

            Encore fallait-il finir cette sixième épreuve chronométrée. Nous nous aperçûmes dès le départ que nous devrions sans doute attendre encore avant de remporter notre premier scratch en rallye. L’embrayage se mit à patiner méchamment. A chaque rétrogradage et à chaque montée en régime, nous sentions qu’il n’accrochait plus. La puissance du moteur ne passait pas.

            « C’est mort, annonçai-je à Nick. De toute façon, même si on arrive à finir la spéciale, il ne tiendra pas demain. »

            - Et si on mettait de l’Ajax sur le disque tout à l’heure, répondit mon équipier qui se rappelait avoir lu qu’un équipage avait terminé un rallye grâce à cette astuce.

            - On peut toujours essayer, mais je doute que cela tienne toute une journée, répliquai-je en profitant d’une ligne droite de 800 mètres.

            Puis Nick m’annonça le virage suivant, un 90 gauche sur graviers. J’ai rentré deux vitesses, et le disque d’embrayage a définitivement lâché prise. Une odeur de brûlé, le disque cramé, puis plus rien… Nous sommes allés nous immobiliser dans un petit chemin à droite. Les commissaires ont prévenu le PC course que nous abandonnions sur problème mécanique. Nous avons téléphoné à notre chef mécano qu’il vienne avec le plateau.

            Le rallye du Pays d’Armor se terminait pour nous.

MINCE CONSOLATION

            La soirée s’est achevée à l’Hôtel d’Angleterre à Lamballe où le Team Vivia avait réservé des chambres.

            Comme nos copains Luc et Benoît qui pilotaient une Vivia groupe N restaient en course, nous avons décidé de rester les soutenir jusqu’à l’arrivée nonobstant notre abandon.

            « A une chose, malheur est bon, plaisanta Nick au dîner. Si nous étions encore en course, nous aurions pris une viande grillée avec de l’eau minérale. Comme nous ne repartons pas demain matin, nous pouvons prendre l’apéro, un bon vin, et commander une côte de bœuf sauce poivre ! »

            Nous avons trinqué en riant. Il y a bien sûr plus grave dans la vie que d’abandonner dans un rallye, mais nous étions tout de même bien déçus.

UN RALLYE MAL ENGAGE (2)

TOURNEZ MANÈGE !

            Le week-end, David Sarel défend la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour défendre celle de ses clients. David Sarel est un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac »

David raconte ici les péripéties d’un rallye couru avec son ami Nick

Suite du texte mis en ligne le 1er mai 2006

PLUS DE PREMIÉRE

            Les ennuis commencèrent dès la sortie du parc fermé. Plus moyen d’enclencher la première ! Un problème de sélecteur qui ne s’était jamais produit auparavant sur cette voiture.

            « Ce n’est pas si grave, déclara Nick. Tu démarres en seconde. Les spéciales sont longues. Nous avons le temps de nous rattraper, ce n’est pas comme si le problème survenait en course de côte. L’assistance réparera tout à l’heure. »

            Nous nous présentâmes au départ de la première spéciale. Je démarrai en seconde en faisant patiner l’embrayage. Le tracé assez rapide ne comportait aucune épingle imposant de rétrograder en première. A ma grande surprise, nous réalisâmes le premier temps scratch.

            « Tu vois, triompha Nick, même avec une vitesse de moins que les autres, on est devant. »

UNE BELLE FRAYEUR

            De fait, je me sentais de plus en plus en confiance et j’attaquais franchement dans les épreuves suivantes. Dans la quatrième, j’ai frôlé le tête à queue à la sortie d’un 90 gauche, mais j’ai rattrapé la voiture in extremis. Nous étions toujours en tête du classement général et nous faisions le trou sur nos poursuivants. En réalité, nous restions les seuls à attaquer à fond dès la première journée de ce rallye qui débutait dans des conditions très piégeuses. Le pilote d’une BMW M 3 qui avait tenté de nous donner la réplique avait pulvérisé sa voiture dans la seconde spéciale. La grosse sortie de route de cet équipage – qui s’en sortait heureusement indemne – avait calmé bien des ardeurs.

            Je m’étais habitué à démarrer en seconde. Dans la cinquième spéciale, je m’amusais bien. L’équilibre de la Vivia me satisfaisait pleinement. Je n’hésitais pas à l’engager dans de longues dérives des quatre roues. En rallye, le rythme d’annonce des notes compte beaucoup dans l’efficacité de l’équipage. Nick a toujours su me mettre en confiance et nous formons un tandem efficace dans la voiture.

            Nous abordions une descente qui se terminait par un gauche 145 (degrés) en dévers qui se refermait sur la fin. Sous la pluie, il fallait freiner et rentrer une vitesse avant de l’aborder.

            Soudain, j’ai perdu l’avant au freinage. La faute à une coulée de boue que j’ai aperçue trop tard. Je me suis récupéré mais nous allions entrer dans la courbe à une vitesse où la sortie de route serait inévitable. Nick s’est tu, se préparant au choc qui s’annonçait violent. Nous étions encore à près de cent trente.

            La solution s’est présentée sous la forme d’un échappatoire. La route sur laquelle nous roulions se poursuivait en ligne droite. La courbe que nous allions rater résultait d’un embranchement et d’un changement de direction à gauche. J’ai balancé la voiture dans un appel contre appel désespéré et j’ai serré le frein à main. La Vivia est partie en toupie dans l’échappatoire. Nous n’avons pas compté les têtes à queue. Quatre ou cinq à mon avis. Nous nous sommes immobilisés sans avoir rien touché d’autre que des bottes de paille en fin de course. La voiture était intacte. J’ai remis le moteur en marche et nous sommes repartis sous les applaudissements des spectateurs enchantés du spectacle que nous avions offert.

            Nick a recommencé à annoncer les notes, imperturbable. J’ai piloté prudemment jusqu’à la fin de la spéciale. Dans des cas pareils, il faut éviter de s’énerver et de commettre une deuxième erreur. Les indulgences de Saint Christophe sont limitées…

A suivre le 5 mai 2006

UN RALLYE MAL ENGAGE (1)

QUAND ÇA NE VEUT PAS,

ÇA NE VEUT PAS !

            Le week-end, David Sarel défend la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour défendre celle de ses clients. David Sarel est un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac »

David raconte ici les péripéties d’un rallye couru avec son ami Nick

            En sport automobile, on constate fréquemment qu’un week-end qui commence mal se poursuit dans la difficulté, constate David. Je me souviens par exemple d’un Rallye du Pays d’Armor au cous duquel nous avons connu une série de galères alors que nous comptions réaliser une super perf.

            C’est un vieux souvenir qui date de 1995, mais il illustre ce principe que tous les pilotes connaissent dans toutes les disciplines.

UNE NOUVELLE VOITURE

J’avais vingt trois ans et je pilotais depuis trois ans. Après deux saisons et demie sur un coupé 2000 groupe N moins puissant et moins vif dans ses réactions, je découvrais le coupé groupe A à compresseur qui développait 325 chevaux. Une authentique voiture de course, une arme capable de lutter contre les BMW M 3, les Ford Sierra Cosworth., les Porsche groupe F et les Clio Kit Car.

Notre voiture datait de 1988, mais elle restait compétitive. Éric l’avait utilisée plusieurs saisons dans les épreuves de l’Ouest. J’étais d’ailleurs monté à plusieurs reprises dans le baquet de droite de cette auto comme navigateur avant de prendre le volant à mon tour.

            Avec sa robe rouge métallisé sur laquelle se détachaient les dessins de chronomètres argentés de Time O’Clock, notre principal sponsor, la Vivia avait fière allure.

Je m’étais habitué à notre groupe A en course de côte pendant l’été. Plusieurs victoires de groupe à son volant, notamment à la prestigieuse CC du Mont Dore, m’avaient mis en confiance.

.Nick et moi, nous nous sentions prêts à remporter notre premier scratch. C’était compter sans la glorieuse incertitude du sport.

UN TEMPS DE CHIEN

            Cette année là, le Rallye du Pays d’Armor se déroulait fin septembre. Il se disputait en deux étapes. Une première le samedi après-midi, composée de trois passages dans des spéciales tracées dans les environs de Plémet et de Saint-Gouëno, puis le lendemain, une ronde de vingt kilomètres autour d’Alineuc à parcourir six fois.

Pas d’été indien au programme. Les nuages noires qui menaçaient la région depuis le samedi matin laissèrent échapper une pluie soutenue à partir de 13 heures. Nick tenta de me motiver en m’assurant que c’était bon pour nous. Nous avions souvent réalisé de belles performances sous la pluie avec la groupe N. Mais n’ayant jamais piloté la groupe A sur revêtement mouillé, j’angoissais tout de même un peu.

A suivre le 3 mai 2006

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